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mercredi 18 janvier 2017

Jean Roatta insiste sur l’importance de la coopération entre la France et la rive Sud de la Méditerranée

Début décembre Jean Roatta, adjoint LR au maire de Marseille en charge des relations internationales et la coopération Euro-méditerranéenne était à Marrakech dans le cadre des Assises décentralisées maroco-françaises, une manifestation qui a mis fin à un troisième trimestre particulièrement riche en rencontres entre les rives du pourtour méditerranéen.

Jean Roatta, adjoint LR au maire de Marseille en charge des relations internationales et la
 coopération Euro-méditerranéenne (Photo Robert Poulain)

Jean Roatta s’est en effet rendu à plusieurs reprises au Maroc, notamment pour la Med-Cop 22 et la Cop22 mais aussi lors de la conférence annuelle des MedCités. « Nous avons également eu un intense travail de partenariat avec Alger », ne manque pas d’ajouter l’élu. Précisant : « Nous avons accueilli deux délégations en 2016 pour travailler sur la réhabilitation du centre-ville d’Alger et tout particulièrement les voûtes d’Alger forts de notre expérience marseillaise ». 
Et à ce propos il tient à alerter les entreprises françaises : « La Loi de finance de février 2017 va estomper la règle dite du 49/51 qui, instaurée en 2009, fixe la part de participation d’un investisseur étranger dans une société de droit algérien à 49%. Il faut que les entreprises françaises soient prêtes à se positionner, les Espagnols, les Américains, les Japonais, les Chinois... sont sur ce marché, notamment sur le secteur touristique qui est appelé à connaître un fort développement dans les années à venir. Si nous ne le comprenons pas c’est à désespéré de tout ».

« L’attente était grande de la part de toutes nos collectivités »

Revient sur les Assises maroco-françaises qu’il a co-présidées en tant que président du groupe-pays Maroc de Cités Unies France avec Ahmed Akhchichine, président du Conseil régional de Marrakech-Safi. « Ces 3e Assises, note-t-il, ont réuni près de 500 participants, dont 200 Français. Trente-six collectivités françaises étaient représentées, ainsi que des opérateurs du Ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI), des associations, opérateurs des collectivités, entreprises, etc. ». Assises qui ont été ouvertes par le ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités Territoriales, Jean-Michel Baylet et par le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur Charki Draiss. 
« Il s’agit, poursuit Jean Roatta, d’espace de coopération particulière entre nos deux pays. Or, une telle réunion ne s’était plus tenue depuis 2009. L’attente était donc grande de la part de toutes nos collectivités. Nous avons notamment évoqué l’économie, le tourisme, la formation, la mobilité... et décidé de nous retrouver dans deux ans. D’autre part, ce que je trouve particulièrement intéressant c’est que tous les ans des techniciens effectueront une évaluation pour vérifier si les engagements pris lors des plénières se traduisent dans les faits ». En ce qui concerne la Med COP et la COP 22, il rappelle : « En 2015, la ville de Marseille avait contribué à l’organisation de la Med COP 21 aux côtés de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, initiative préparatoire à la COP21. » 

Cette année, le Maroc, pays hôte de la COP22 (7-18 novembre 2016 à Marrakech), a souhaité pérenniser cet événement préparatoire qui réunit les acteurs non étatiques afin de mobiliser les acteurs de la Méditerranée autour de la lutte contre le changement climatique à Tanger les 18 et 19 juillet 2016. « Nous avons présenté, lors de la journée des Maires, en partenariat avec le Barreau de Marseille, une motion sur droit et changement climatique » L’élu évoque ensuite le Forum des Autorités Locales et régionales de la Méditerranée qui s’est tenu le 30 novembre à Tanger, manifestation qui avait donné lieu à des rencontres préparatoires à Sousse, les 22 et 23 septembre. 
« Ce Forum, organisé pour la première fois sur la rive sud, avait pour thème la diplomatie territoriale en Méditerranée. Une opportunité, dans le contexte que nous connaissons, de prendre en compte le rôle d’alerte que jouent les élus locaux. De mesurer à quel point les collectivités -au travers de leurs coopérations, de leurs actions de plaidoyers mais également des politiques d’ouvertures de leurs territoires sur le monde- jouent un rôle important dans le maintien de relations constructives pour la promotion de la paix, de la justice sociale, du développement durable et des droits humains ». 
Enfin, Jean Roatta aborde la Conférence annuelle des MedCités qui a eu pour cadre Tétouan les 1e et 2 décembre 2016. Un séminaire qui a visé à analyser la relation entre grands projets et rénovation urbaine en Méditerranée. « La requalification et la valorisation du patrimoine construit, le réaménagement des zones industrielles, la requalification du front de mer, les grands événements culturels et sportifs, la valorisation de leurs attractions territoriales étaient parmi les questions, à partir desquelles nous avons réfléchi, sur les bonnes pratiques à avoir. Un débat dans lequel l’actualité était bien présente puisque des élus jordaniens et palestiniens nous ont dit que c’était bien de penser à l’avenir mais que c’est un luxe qu’il ne pouvait s’offrir eux étant contraints d’en rester au présent. Enfin, les Jordaniens et les Libanais ont évoqué la question des réfugiés ».
Par Michel CAIRE -Source de l'article Destimed

Appel à participation pour la Biennale Mediterranea 18

Résultat de recherche d'images pour "Mediterranea 18 Young Artists"L'Association biennale des jeunes créateurs de l'Europe et de la Méditerranée (BJCEM) et le ministère de la Culture de la République d'Albanie annoncent le lancement de Mediterranea 18 Young Artists Biennale, un événement multidisciplinaire international qui se déroulera à Tirana et Durrës, en Albanie, du 4 au 9 mai 2017.


Depuis 1985, la biennale se déroule tous les deux ans dans une ville différente de la zone méditerranéenne et se consacre aux jeunes artistes auteurs. BJCEM est un réseau international de plus de 60 membres et partenaires en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. 

Les finalités de ce réseau international sont de créer des possibilités de mobilité, d'échange, de compréhension, de dialogue interculturel, de collaboration et de formation des jeunes artistes. L'appel à projet est ouvert aux disciplines artistiques : arts visuels, films, performances, musique, designers de 18 à 34 ans.

Résultat de recherche d'images pour "Mediterranea 18 Young Artists"

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 20 janvier 2017.
Informations sur l'adresse : http://www.bjcem.org/

Source de l'article l'Orient le Jour

Le phénomène des harragas, les migrants algériens, ne faiblit pas

On les appelle les harragas. Il s’agit des migrants algériens, qui tentent par milliers, chaque année, la traversée clandestine de la Méditerranée en direction de l’Union européenne. Focus sur un phénomène méconnu.


La chasse aux migrants subsahariens transitant par le territoire algérien, lancée par Alger en décembre dernier, a focalisé l’attention des médias locaux et internationaux et contribué à remettre l’Algérie sur la carte de la crise migratoire.

Mais elle masque en partie un autre phénomène qui prend de l’ampleur, selon la presse algérienne : le départ clandestin de ses propres citoyens. L’Algérie est classée, en 2015, au 9e rang des pays d’origine de migrants clandestins arrivés aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE), selon un rapport de l’ONG "Algeria Watch".

En Algérie, on appelle ces migrants les "harragas", en arabe les "brûleurs". En l’occurrence, des "brûleurs" de frontières. En quête d’un meilleur avenir et faute de visas, plusieurs milliers d’Algériens décident chaque année de quitter clandestinement le pays sur des embarcations légères, et de traverser la Méditerranée en direction de l’Italie ou de l’Espagne, le plus souvent au péril de leur vie.

Absence de perspectives

Selon le quotidien El Watan, le phénomène des harragas, qui est apparu au milieu des années 2000, a pris ces derniers mois "de plus en plus d’ampleur et suscite de nombreuses interrogations chez les services compétents". Du côté de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), on estime que cette tendance ne risque pas de s’inverser, certains départs étant désormais signalés depuis les côtes algéroises, jusqu’ici relativement épargnées par le phénomène.

Mais l’absence de statistiques officielles, qui ne dénombrent que les arrestations de harragas, sans prendre en compte tous ceux dont la route s’est brutalement arrêtée en pleine mer, ne permet pas d’apprécier précisément le phénomène.

Ainsi, en 2016, selon un décompte publié par la LADDH, plus de 1 200 harragas ont été empêchés de quitter le pays par les gardes-côtes algériens. L’année 2017 semble suivre la même tendance, avec l’arrestation de 85 harragas, pour la seule nuit du 3 janvier, notamment dans la ville d’Oran. Depuis 2005, près de 10 000 harragas ont été "secourus" par la marine algérienne.

"Ce drame est en cours depuis plusieurs années et ses causes que sont l’absence de perspectives, la crise économique, la lassitude du quotidien et l’aspiration à une vie meilleure, n’ont pas été traitées par les autorités compétentes" explique Abdelmoumen Khelil, secrétaire général de la LADDH, interrogé par France 24.

"Des femmes, des mineurs, des anciens et des diplômés"

"Toutes les catégories de personnes sont touchées par le phénomène, pas seulement les pauvres ou les chômeurs, et si la majorité des candidats au départ sont des hommes de moins de 30 ans, il n’en reste pas moins que parmi les harragas, il y a des femmes, des mineurs, des anciens et des diplômés", précise-t-il.

S’il échappe à la mort pendant la traversée, le harraga s’expose aux mêmes obstacles que les migrants partis du Maroc, de Tunisie ou de Libye. En 2014, près de 13 000 migrants algériens ont été arrêtés aux frontières européennes.

S’il est récupéré par la marine algérienne avant d’entamer la traversée de la Méditerranée, le harraga est systématiquement poursuivi par la justice de son pays, et souvent condamné à des amendes pour "tentative d’émigration clandestine". Voire à des peines de prison. "Nous condamnons la loi de 2009 qui criminalise la harga, car elle est contreproductive, dénonce Abdelmoumen Khelil. Elle ne répond pas à la problématique qui pousse ces gens à risquer leur vie en mer."

Et de conclure : "Au lieu de punir, l’État devrait adopter des politiques efficaces à même de retenir ces jeunes en leur permettant de jouir de véritables opportunités économiques sur place, tout en négociant des accords afin que des visas soient plus facilement accordés aux Algériens désireux de tenter leur chance à l’étranger."

Source de l'article France24

Négociations sur l’ALECA : Le Maroc toujours en «stand-by»

Alors que l’Union européenne semble vouloir relancer incessamment les négociations autour de l’Accord de libre-échange complet et approfondi, le Maroc prend le temps de peaufiner sa stratégie et de mettre en place un mandat de négociation. La réactivation des pourparlers reste également tributaire du contexte politique et de la formation du nouvel Exécutif.

Après une longue période de «standby», l’Union européenne s’active aujourd’hui en vue de reprendre les négociations autour de l’ALECA. Comme nous l’indiquions dans notre édition de jeudi dernier (12 janvier 2017/www.leseco.ma), le service d’action extérieure de l’Union européenne, au nom de son directeur général Afrique du Nord et Moyen-Orient, Nicholas Westcott, avait déclaré que les deux pays devraient reprendre, sous peu, les négociations portant sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA). La déclaration a été faite en début de semaine, durant un échange de vues avec les députés européens de la commission des Affaires étrangère au Parlement européen. Alors que l’ensemble des obstacles ayant justifié la suspension des négociations en avril 2014 semble être levé, les responsables européens s’impatientent et veulent reprendre au plus vite les pourparlers. En effet, les discussions à ce sujet, entre le Maroc et l’Union européenne, ont été suspendues dès le 4e round, le Maroc ayant exprimé sa volonté de se mettre à niveau. Rappelons-le, le royaume avait en effet décidé de se prémunir d’une étude d’impact préparant l’ouverture commerciale décidée avec l’Union européenne et de moderniser sa loi sur le Commerce extérieur afin de l’adapter aux nouvelles exigences du commerce mondiale et les standards de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Effets secondaires

Aujourd’hui, ces décisions, au lieu de fluidifier la procédure, semblent avoir rendu la tâche plus compliquée pour les négociateurs. D’abord, l’étude d’impact menée par le Maroc et livrée un an plus tard en 2015, avait démontré l’existence d’effets majeurs sur l’économie et les institutions du pays. Selon le ministère du Commerce extérieur, «l’ALECA présente une possibilité de réformes profondes pour notre économie et tous ses acteurs: tissu économique, consommateurs, l’État et son cadre régulateur et administratif». Les résultats préliminaires de l’étude d’impact, dont Les Inspirations ÉCO détient copie, mettent en garde contre les défis «sociaux» qui seront soulevés par ce nouvel accord. Parmi les secteurs les plus menacés, figurent les services et l’agriculture.

Ensuite, le nouveau texte réglementant le commerce extérieur pose plusieurs prérequis et garde-fous à l’ouverture commerciale dont notamment l’adoption d’un mandat de négociation. Le département chargé du Commerce extérieur a d’ailleurs officiellement annoncé sa volonté de mettre en place un mandat de négociation clair et assumé afin de maximiser les retombées de l’accord. Interrogé sur la question, le département du Commerce extérieur explique que le mandat de négociation est toujours en cours d’adoption et qu’il prend en considération les résultats de l’étude d’impact. «Par ailleurs, l’adoption de ce mandat n’équivaut pas à une reprise des négociations», précise Mohamed Benayad, secrétaire général du ministère du Commerce extérieur. Et pour cause, toute reprise des pourparlers dépend d’abord d’une décision politique. Alors que la formation du gouvernement est toujours otage des tractations politiques, il est clair qu’une telle décision ne figure pas parmi les priorités de l’Exécutif, du moins pour le moment.


Prudence

En outre, les récents développements concernant l’affaire de l’annulation de l’accord agricole auront certainement un impact sur la suite des événements. Actuellement, le royaume étudie «toutes les implications possibles du jugement de la Cour» et travaille avec le partenaire européen sur les questions ayant trait à son application. Le ministère de l’Agriculture a, par ailleurs, annoncé qu'il entend déclencher la clause de rendez-vous prévue par le protocole d’accord agricole en vigueur, précisant que plusieurs points devront être évoqués concernant des demandes exprimées par le Maroc dans le cadre du partenariat agricole. «Il est également essentiel de parcourir et discuter toute nouveauté pouvant être évoquée suite à la clôture de cette affaire», précise le département de Aziz Akhannouch. Ce même département travaille toujours sur la réalisation d’une stratégie nationale en matière de mesures sanitaires, phytosanitaires (SPS) et des obstacles techniques au commerce (OTC).

Il s’agit en effet de principales mesures discutées dans le cadre de l’ALECA qui vise in fine une convergence dans les domaines de normes réglementaires et techniques portant sur le commerce ainsi que l’ouverture de l’accès au marché des services. Nul doute que l’Exécutif marocain prendra en considération l’ensemble de ces éléments avant de décider de la relance des rounds de négociations. Il est à noter que le Maroc s’est engagé depuis 2014 dans une nouvelle dynamique de sa politique commerciale. Grâce au plan national de développement des échanges commerciaux, le royaume a procédé à un véritable dépoussiérage de ses règles commerciales se traduisant notamment par une simplification des procédures pour les opérateurs et une meilleure concertation avec le secteur privé. Ainsi, le ministère du Commerce extérieur a instauré un dialogue continu avec les représentants du patronat, y compris dans le cadre de la réalisation de l’étude d’impact. Le ministère du Commerce extérieur a tenu à mener une concertation très large, avec près de 250 participants, dont 150 représentants du secteur privé dans une logique de sensibilisation et de responsabilisation.

Les alertes de l’étude d’impact 

L’entrée en vigueur de normes réglementaires devrait également affecter certaines filières, comme la construction ou encore l’abattage. Cette mise à niveau normative supposerait également une baisse de compétitivité à l’export sur certains marchés hors-UE. Globalement, l’ALECA comporte aussi des risques de basculement vers l’informel pour les acteurs les plus fragiles, d’où la nécessité d’importantes mesures d’accompagnement qui peuvent peser très lourd pour l’administration. L’accord devrait tout de même profiter aux industries les plus compétitives. Une reconfiguration et un renforcement des acteurs structurés, notamment les secteurs déjà exportateurs, sont attendus. L’étude présage également d’un grand potentiel de développement pour les secteurs nécessitant une mise aux normes, ce qui suppose là aussi d’importantes mesures d’accompagnement. L’ALECA devrait également mettre plus d’ordre dans les importations marocaines : les normes réglementaires exigeantes devraient, à ce titre, faire blocage aux importations non-conformes. L’étude note également des bénéfices en santé et sécurité importants pour les consommateurs. Dans l’ensemble, l’étude d’impact est sectionnée en deux grands axes. D’une part, il s'agit de l’approche quantitative basée sur des maquettes microéconomiques et sur un modèle d’équilibre général macroéconomique et, d’autre part, l’approche stratégique et qualitative, analysant en détail 200 problématiques de négociation. L’étude d’impact a permis en tout cas de quantifier les besoins d’accompagnement à mettre en œuvre face aux impacts de l’accord et le développement d’une approche rigoureuse de négociation dans la perspective de la poursuite du processus. 

Source de l'article Leseco

Agriculteurs et chercheurs méditerranéens à la COP22

Labellisé au printemps dernier par les organisateurs de la COP22, le RCM – Réseau Innovations Agro-Systèmes Méditerranéens – a organisé un événement en marge de la conférence internationale sur le climat qui s’est tenue du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech.


Cet évènement, intitulé « Atténuation du Changement Climatique et Sécurité Alimentaire Durable avec l’Agriculture de Conservation en Afrique et dans la Région Méditerranéenne » a eu lieu dans la zone verte* de la COP22 le 7 Novembre. 


Il a été organisé en collaboration avec trois autres réseaux internationaux préoccupés par la dégradation des sols agricoles et l’impact du changement climatique sur les activités et les revenus des paysans :
Global CA CoP (réseau mondial des communautés de pratique de l’Agriculture de Conservation, animé par la FAO).


Les constats et recommandations issus de cette intervention ont été communiqués au Comité Scientifique de la COP22.

Co-organisé avec l’IAV Hassan II (Rabat) et Fert, cet évènement a été une opportunité unique pour le RCM d’améliorer sa visibilité à l’échelle internationale.

Dans le cadre de l’autonomisation du réseau vis-à-vis de Fert, le nouveau Comité de Pilotage du RCM -représentant 1700 paysans regroupés dans 20 OP réparties sur 7 pays – et présidé par Salah Lamouchi de l’Apad-Tunisie, s’est réuni à Marrakech début novembre et a jeté les bases d’un plan d’action pour 2017 dont, notamment, la mise en place d’un programme d’essais et d’échanges avec Arvalis Institut du végétal sur la thématique du semis direct sous couvert végétal permanent.

La concrétisation de nouveaux partenariats et la recherche de financements pour développer des actions à travers des organisations de producteurs du réseau et soutenir les échanges à l’échelle méditerranéenne sont également des objectifs du RCM pour 2017.

Fichiers:
Source de l'article Rcmed

Appel à candidature/ Changement de scènes - Coopération artistique internationale.

RSS - Appel à candidature/ Changement de scènes - Coopération artistique internationale. 
Date Limite : 15.02.2017


Changement de Scènes – Coopérations artistiques internationales dans le spectacle vivant- soutient la construction et le développement de projets artistiques internationaux qui naissent d’une coopération directe entre les partenaires. 
Il s’agit d’offrir aux artistes, pendant une période de jusqu’à deux ans, l’espace et le temps pour des rencontres ainsi que la possibilité d’échanges intensifs. Cela peut être l’occasion d’approfondir des contacts déjà existants ou d’en créer des nouveaux.

L’appel à projets s’adresse à des théâtres publics et à des compagnies indépendantes de l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) qui développent un projet artistique avec un partenaire d’Afrique du Nord ou d’Europe de l’Est sur des sujets de société actuels et ses transformations, et qui les montrent dans leur recherche artistique commune.

Changement de Scène est ouvert à tous les domaines du spectacle vivant. Les projets lauréats doivent aboutir à une représentation publique dans l´espace germanophone. Une représentation dans le pays partenaire est également souhaitée.

Le jury sélectionnera environ 10 projets de coopération pour un soutien qui peut aller jusqu’à 15.000 euros. 

Les dossiers peuvent être déposés en ligne jusqu’au 15 février 2017, en allemand et anglais. Les partenaires des pays d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est déposent leurs dossiers conjointement à un partenaire de l’espace germanophone. 

Vous trouverez plus d’informations sur comment déposer sa candidature sur le site : www.szenenwechsel.org/fr

Source de l'article Fondation Roberto Cimetta

En Méditerranée, où en sont les ports durables de demain ?

La Région Provence- Alpes-Côte d’Azur vient de tenir un colloque à la Villa Méditerranée sur le thème « Les Ports, des équipements essentiels à la gestion du territoire » et a remis officiellement 4 certifications à des gestionnaires de ports car la démarche « Ports propres » est volontaire. 

Le jour même, une cinquième certification est venue s’ajouter. Dans ce cadre, il a été rappelé les outils mis en place pour une maîtrise des déchets et des pollutions de Paca...

(Photo Philippe Maillé)

Le Vieux Port filmé dans son fond, par Sea Shepherd, l’association « des pirates » qui commençait ainsi sa campagne contre les déchets en Méditerranée, à l’été 2015. On a vu de la boue, des détritus improbables, vélos, meubles, bref le contraire d’un port propre. 
Or dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il existe une démarche qui accompagne les ports dans la maîtrise de leurs déchets et de leurs pollutions. En 2011, la Région, l’Agence de l’eau, l’Ademe, l’État avec la DREAL [1] et les trois Départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes ont créé un label environnemental : la certification européenne Afnor Ports Propres. Trente et un ports l’ont déjà obtenue dans une région qui est la première de France pour la plaisance avec plus de 135 ports de plaisance et de pêche et 60 000 anneaux à flots. 
Pour convaincre, la Région et l’Upaca, l’Union des Ports de Plaisance Provence-Alpes-Côte d’Azur et Monaco disposent de plusieurs outils : la démarche Ports Propres, l’accompagnement par l’Upaca, le site internet, la formation du personnel et les subventions attribuées par les partenaires institutionnels. De plus, Ports Propres est intégré à la Charte de développement durable des Ports de plaisance et de pêche. 
Signée par différents acteurs de la mer et effective depuis décembre 2014, cet outil, a pour objectif de repositionner les ports comme outils stratégiques d’aménagement du territoire en répondant de manière transversale aux enjeux économiques, sociaux, patrimoniaux et environnementaux, tout en réunissant l’ensemble les acteurs, institutions et fédérations gravitant autour de ces ports. Aujourd’hui, 46 ports se sont engagés dans cette Charte et font l’objet d’un accompagnement par l’UPACA. Ainsi ils bénéficient de subventions de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et de divers fonds européens.
Au niveau économique, le port rassemble des activités portuaires (de plaisance avec des escales, de l’avitaillement et du carburant, et de pêche avec un marché aux poissons ou des dégustations festives) et des activités plus nautiques (réparation navale, location et vente de bateaux et clubs nautiques -plongée, voile ou pêche-). 
Dans le domaine écologique, les actions sont : la collecte et le recyclage des déchets, la sensibilisation des usagers, professionnels, mais aussi des promeneurs, locaux ou touristes et la restauration écologique avec l’installation de nurseries pour les poissons dans les ports. 
Enfin la Charte a un volet accès de la mer pour tous qui est sans doute le plus difficile à atteindre. Par exemple, un chantier s’ouvre à elle, c’est celui des rampes de mise à l’eau de bateau qui constitue une alternative intéressante à la saturation des ports de plaisance. Sur la métropole Aix-Marseille Provence, la trentaine qui existe est inégalement répartie et la moitié seulement en est accessible.
Elle pousse aussi les clubs nautiques à disposer de vestiaires, sanitaires, de douches et d’un parking pour leurs licenciés. Il faut rappeler ici que l’école française de voile est reconnue dans le monde entier et que ce n’est pas un hasard de trouver des Français parmi les meilleurs skippers. Enfin le port et l’ensemble des installations doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap.
Les progrès se font en grande partie grâce à de nombreux partenariats entre la Région, l’UPACA et des associations spécialisées. Par exemple, le Centre Permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) organise des Eductours pour convaincre des élus locaux à adhérer à cette certification Ports propres, l’Association pour la Pêche et les Activités Maritimes durables (APAM) collecte et valorise les filets de pêche hors d’usage quant à la Société Nationale de Sauvetage en mer la SNSM, un partenariat est en cours. Enfin, chaque été, les ambassadeurs d’Eco-gestes Méditerranée vont en mer rencontrer les plaisanciers et leur font découvrir comment poser leurs ancres en préservant les herbiers de posidonie. 

Par Mireille BIANCCIOTTO - Source de l'article Destimed

Compte rendu - Séminaire International « Les villes face aux grands projets territoriaux »

Le dernier 1 décembre, plus de 250 personnes ont participé au séminaire organisé par MedCités à Tétouan, sur le rôle des villes face aux grands projets qui vont au-delà de ses limites administratifs, compétences et intérêts locaux, mais qui ont un impact direct sur le développement et la gouvernance locale.


Dans un contexte de forte urbanisation dans les pays de l'est et du sud de la Méditerranée, il y a des aspects importants concernant le rôle des villes et leur développement qui reviennent en force comment par exemple la planification intégrée et la gouvernance et les compétences locales. Ce séminaire visait, précisément, à analyser les changements et adaptations des villes, communautés urbaines et aires métropolitaines moyennes face aux grands projets, résultat de ce nouveau contexte.

Les principaux débats du séminaire étaient autour de l'adaptation du modèle de gouvernance locale aux besoins de l'aménagement du territoire et aux enjeux d'une plus grande participation des citoyens dans les processus décisionnels. Pour faciliter les discussions entre les participants, le séminaire a compté sur l'expérience de différentes villes du réseau qui ont déjà mis en place des projets basés dans la ville mais avec une forte composante externe, soit par leurs effets (régionaux, nationaux) ou par leur envergure (besoins de financement, …).

Les expériences présentées étaient projets stratégiques pour la ville et son avenir. Certains d'entre eux étaient projets décidés au niveau étatique, promus par les grandes compagnies de service public (énergie, telecoms) privées, ou bien décides et promus par la ville mais avec un fort intérêt de l'état ou la région.

Le débat donc, était concentré sur les principaux aspects qui doivent être considérés dans le modèle de gouvernance : le besoin d'avancer dans les processus de décentralisation, les mécanismes de coordination des différents niveaux et structures de gouvernance, comment garantir et canaliser la participation des citoyens, et finalement, comment garantir la formation des techniques et des élus pour la soutenabilité des actions et des projets.

Voici, les expériences présentées qui étaient divises en trois tables rondes sur différentes thématiques.

Table Ronde 1 : Les villes face aux émergences ou enjeux environnementaux et urbanistiques
Table Ronde 2: Les villes et les grands projets d'aménagement et d'infrastructures 
Table Ronde 3 : Les villes comme moteurs de développement économique
Vídeos _ MedCities Annual Conference on 1-2 Decembrer 2016


Source de l'article Medcities