Translate

dimanche 21 mai 2017

Forum des projets urbains de la Méditerranée

Résultat de recherche d'images pour "Forum des projets urbains de la Méditerranée  juin 2017"

Les enjeux du Forum des Projets Urbains de la Méditerranée
Le Forum des Projets Urbains de la Méditerranée a rassemblé et fédéré plus de 400 acteurs de l’aménagement et une vingtaine de projets urbains en 2016

Il s’inscrit aujourd’hui comme un événement récurrent et attendu par les professionnels et élus qui interviennent ou composent le territoire.

– Y a-t-il un modèle méditerranéen de la ville ?
– Quelles sont les conditions de mise en oeuvre du projet urbain dans le contexte spécifique des villes méditerranéennes ?
– Comment les villes méditerranéennes peuvent-elles penser leur projet urbain ?
– Quelle est la relation entre grands projets et rénovation urbaine en Méditerranée ?
– La Méditerranée est-elle un territoire d’innovation en matière de Smartcity ?

Le FPU Med en chiffres [chiffres 2016]
• 400 participants
• Une vingtaine d’élus présents
• + de 15 villes ou agglomérations présentées


Source de l'article Les projets urbains

UpM – La Méditerranée en action : une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération régionale

  • Les ministres des Affaires étrangères de l’UpM donnent un signal politique fort de soutien à l’Union pour la Méditerranée en adoptant une nouvelle feuille de route pour l’action.
  • L’UpM consolide une méthodologie orientée vers l’action et une ambition commune pour la région en créant des liens efficaces entre la dimension politique et sa traduction opérationnelle au travers du développement d’initiatives et de projets concrets sur le terrain.
  • 10 nouveaux projets ont été labellisés en 2016. L’année s’achève donc sur un total de 47 projets à portée régionale représentant une valeur de 5,3 milliards d’euros. 
  • L’impact positif de la première vague de projets apparaît déjà de façon tangible avec plus de 200 000 bénéficiaires dans la région, principalement des femmes et des jeunes.

Barcelone, le 15 mai 2017 – L’année 2016 a à nouveau démontré que la portée et l’ampleur des défis rencontrés dans la région euro-méditerranéenne en matière de sécurité, de migration, de chômage et de changement climatique nécessitent des réponses collectives, concertées et rapides. 

L’Union pour la Méditerranée (UpM) œuvre de manière proactive pour atteindre des niveaux d’intégration et de coopération renforcés dans la région au travers d’une méthodologie spécifique ayant engendré des résultats positifs en termes de dialogue politique et de mise en oeuvre d’initiatives à l’échelle régionale, dans lesquelles les jeunes jouent un rôle essentiel.

Grâce au leadership actif de la co-présidence de l’UpM, assurée par l’UE et la Jordanie, et à l’engagement des États membres de l’UpM, l’année 2016 marque un tournant décisif pour l’institution tant au niveau politique qu’opérationnel. Le Rapport annuel 2016 de l’UpM met en évidence 10 nouveaux projets labellisés au cours de l’année pour le développement des PME, la création d’emplois, l’autonomisation des femmes, les énergies renouvelables et la dépollution, le développement des infrastructures et l’enseignement. Ainsi, l’UpM aura développé au total 47 projets à portée régionale pour une valeur de 5,3 milliards d’euros. L’impact positif de la première vague de projets apparaît déjà de façon tangible avec plus de 200 000 bénéficiaires dans la région, principalement des femmes et des jeunes.

Les initiatives de l’UpM ont pour but de renforcer le développement humain (26 projets) et de promouvoir le développement durable (21 projets) en tant que facteurs principaux de stabilité et d’intégration dans la région. Le premier pilier de cette action comprend des initiatives en faveur de la création d’emplois, de l’entrepreneuriat et de l’égalité des genres, tels que l’Initiative Méditerranéenne pour l’Emploi (Med4Jobs). Plus de 50 000 femmes bénéficient des programmes d’autonomisation des femmes. En termes de développement durable, l’UpM a lancé en 2016 des projets emblématiques tels que la dépollution du lac de Bizerte, dans le cadre de l’Initiative Horizon 2020 de l’UE pour une mer Méditerranée plus propre, et le Cadre des énergies renouvelables privées – Région SEMed (SPREF), développé en coopération avec la BERD pour promouvoir la croissance de marchés privés pour les énergies renouvelables en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie.

Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UpM, en adoptant en janvier 2017 une nouvelle feuille de route pour l’action intitulée « L’Union pour la Méditerranée : une organisation orientée vers l’action, poussée par un projet commun », ont confirmé leur engagement à travailler ensemble pour l’amélioration et l’approfondissement d’un agenda régional de coopération euro-méditerranéen.

Par ailleurs, trois réunions ministérielles de l’UpM se sont tenues l’an dernier, portant respectivement sur la planification et la coopération régionales (Jordanie, juin 2016), l’emploi et le travail (Jordanie, septembre 2016) et l’énergie (Italie, décembre 2016). Le Secrétariat général de l’UpM assure un suivi des décisions prises au niveau politique à travers des plateformes régionales et sectorielles de dialogue politique, lui permettant ainsi de mener à bien les engagements ministériels et de mettre en œuvre les initiatives et les projets de manière concrète. Depuis 2012, ces plateformes impliqué plus de 200 000 acteurs de la région méditerranéenne, notamment des parlementaires et des représentants d’organisations internationales, des ONG, des organisations de la société civile, des institutions financières internationales, des agences de développement, des acteurs du secteur privé, des universités ainsi que des groupes de réflexion.

Dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, l’UpM a intensifié sa coopération avec l’ensemble des initiatives et organisations internationales, régionales et sous-régionales. L’UpM a également participé à l’Assemblée générale des Nations Unies (septembre 2016) – auprès de laquelle elle a le statut d’observateur depuis décembre 2015 – ainsi qu’à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) tenue à Marrakech (novembre 2016).

« Avec 47 projets labellisés, et plus de 200 forums d’experts et réunions ministérielles ayant réuni 200 000 acteurs de la région, les activités de l’UpM illustrent la conviction profonde que les défis régionaux doivent être relevés à l’aide de solutions régionales et que la sécurité ne peut être assurée sans développement. À cet égard, les jeunes sont au centre de l’agenda méditerranéen », a déclaré le Secrétaire général de l’UpM, M. Fathallah Sijilmassi.

L’Union pour la Méditerranée : une organisation orientée vers l’action et une ambition commune

L'Union pour la Méditerranée (UpM) est la seule organisation euro-méditerranéenne intergouvernementale réunissant les 28 pays de l'Union européenne et les 15 pays du sud et de l'est de la Méditerranée. L’UpM offre un forum pour le renforcement de la coopération régionale, du dialogue et pour la mise en œuvre de projets et d’initiatives concrets ayant un impact tangible sur nos citoyens, notamment sur nos jeunes, afin de répondre aux trois objectifs stratégiques de la région: la stabilité, le développement humain et l'intégration.

Le Secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée est la plateforme qui permet de rendre opérationnelles les décisions prises par les États membres, en mettant en œuvre des projets stratégiques régionaux au moyen d'une méthodologie spécifique basée sur des réseaux multipartenaires dynamiques et sur l'échange de meilleures pratiques et de méthodologies innovantes. Actuellement, plus de 45 projets régionaux ont été labellisés par les États membres, pour une valeur de plus de 5 milliards d’euros, et se concentrent sur les domaines de la croissance inclusive, l’employabilité des jeunes, l’autonomisation des femmes et la promotion de la mobilité des étudiants ainsi que le développement urbain intégré et l’action pour le climat.

Pour plus d’informations : Rapport annuel 2016 de l’UpM
Source de l'article Tunisie Tribune 

Comment l'UpM contribue au « cercle vertueux » de l'émancipation des femmes en Méditerranée

L'ambassadrice Delphine Borione, secrétaire générale adjointe de l'Union pour la Méditerranée (UpM).

Depuis son arrivée à l'Union pour la Méditerranée (UpM), il y a quatre ans, l'ambassadrice Delphine Borione, secrétaire générale adjointe, a réussi à mettre la question des femmes dans l'agenda méditerranéen et au cœur du dialogue inter-régional. 

Décryptage et vision d'avenir, à la suite de sa participation au colloque ISESCO-AFACOM sur le dialogue euro-méditerranéen au féminin, le 26 avril dernier, à Paris.
« Les colloques sont importants pour approfondir les thèmes, créer des réseaux et du lien entre toutes ces femmes et ces hommes qui travaillent sur ce sujet dans les différentes parties de la Méditerranée, mais il faut aussi avoir des projets concrets », déclare Delphine Borione, à l'issue du colloque ISESCO-AFACOM qui se déroulait au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français.

Avec « les femmes des deux rives de la Méditerranée face à l'extrémisme » pour thème, le colloque aborde les problématiques des femmes victimes de l'extrémisme, les femmes et le printemps arabe, les stéréotypes et caricatures auxquels elles font face mais aussi il évoque leur rôle de médiatrice de paix et de tolérance, et d'actrice en matière d'éducation religieuse et de dialogue dans les médias.

« Souvent on voit que les stéréotypes sont d'abord dans l'esprit des femmes elles-mêmes et de leurs proches. Il faut arriver à dépasser ces freins pour leur donner confiance, leur donner des outils, des modèles et des personnalités inspirantes », déclare la secrétaire générale adjointe de l'UpM.
Des projets pour répondre aux défis de la région

Un défi qui a amené l'UpM - en partenariat avec Ideaborn (association de consultants internationaux pour les droits de l'Homme) et les ministères de l'éducation des pays concernés, Maroc et Tunisie - à créer un projet de sensibilisation des jeunes collégiens à la citoyenneté, à l'égalité garçon-fille et à la prévention de la violence.

« On voit bien que ces sujets sont liés. Nous avons maintenant la demande de la Jordanie et du Liban pour développer une démarche similaire chez eux. Tout le monde comprend bien l'importance et la nécessité de traiter ces questions dès le jeune âge », souligne Delphine Borione.

Pour l'ambassadrice, promouvoir l'égalité, c'est aussi une manière de donner des valeurs et un sens civique à ces jeunes qui peuvent être exposés à l'extrémisme.

Le projet FAM (Femmes d'avenir en Méditerranée), conçu en 2016 avec Science Po Paris, apporte lui aussi des solutions pour intégrer les jeunes femmes dans la société : 66 femmes (entre 25 et 35 ans) originaires des pays du sud de la Méditerranée, à fort potentiel et au parcours d'exception, ont été choisies pour suivre une formation aux questions de l'égalité, à l'accès au leadership et à la prise de parole avec des rencontres de hauts responsables et personnalités influentes.

« Il faut offrir aux jeunes femmes, dans ces pays où ce n'est pas évident, la possibilité de faire leur place et leur donner les outils pour qu'elles puissent le faire. Il y a des personnalités extraordinaires, comme par exemple Khadija Idrissi Janati, une jeune entrepreneure qui joue un rôle moteur, ou Fatima Beraich qui a créé le Biodome du Maroc », observe Delphine Borione.

Les résultats des différents projets sont concluants, notamment ceux de l'École de la deuxième chance où, selon les pays, de 60 % à 75% des bénéficiaires sont des femmes - un chiffre au delà des espérances de l'UpM. « C'est pour moi un projet magnifique » constate Delphine Borione.

Développé initialement à Marseille avec les « Ecoles de la deuxième chance », il a ensuite été adapté pour les pays du sud de la Méditerranée avec des centres de formation et une méthodologie agréée, dans le but de réinsérer les jeunes sortis du système scolaire et de les accompagner vers l'emploi.

L'UpM continue de lancer des projets en faveur des femmes, comme le projet WoRTH, facilitant la prévention et la détection du cancer du sein et du col de l'utérus, ainsi que l'accès au dépistage pour 40 000 femmes. Cette initiative prendra place au Maroc, au Montenegro et en Albanie, pays où le taux de cancer est élevé et où il y a peu de préventions.
Une vision équilibrée, de parité et de diversité

Pour Delphine Borione, les gouvernements prennent conscience de l'importance de l'intégration des femmes dans la société et dans les décisions politiques ; un progrès qui se reflète dans les textes de lois et les constitutions.

« Il y a un cercle vertueux qui je crois est en train de s'instaurer, même si les obstacles sont encore très lourds à la pleine réalisation des droits des femmes. Il faut une vision équilibrée, de parité, de diversité dans la gouvernance de notre monde qui se confronte à tant de problèmes », souligne Delphine Borione. « Ce qui reste le plus dur, c'est la mise en œuvre concrète des principes de l'égalité homme-femme dans toutes les sphères de la société ; il est nécessaire aussi de bien intégrer la dimension « femme » lorsque l'on travaille sur les questions de participation citoyenne, ou les questions d'eau, d'environnement, de transports... bref, que la prise en compte des besoins spécifiques des femmes soit effective dans tous les secteurs. »

Malgré l'arrivée à échéance du mandat du Secrétaire général Fathallah Sijilmassi, au début de 2018, et celui de Delphine Borione un an après, l'ambassadrice continuera - au sein de l'UpM ou dans d'autre cadres - à promouvoir le rôle des femmes et à se battre pour l'égalité des genres.

« Ce sera toujours un axe stratégique, car c'est devenu une conviction personnelle très forte à la suite de tout ce que j'ai lu, tout ce que j'ai compris des sociétés et de mon expérience de terrain où je vois le rôle bénéfique qu'apporte une majeure implication des femmes dans le développement des sociétés », conclut-elle.

Par Camille Ayral - Source de l'article La Tribune

Les Reporters Méditerranéens à la COP22

RC COP22 groupe discussion

10 jours de reportage en immersion à Marrakech pendant la Cop 22 pour 15 jeunes reporters venus du Maroc, Tunisie, Algérie et France. Ils travaillent, vivent et débattent ensemble. Et c’est quelque fois intense…

Du 7 au 18 novembre 2016, des jeunes reporters citoyens de France et du Maghreb se sont retrouvés à Marrakech pour couvrir la Conférence internationale sur le climat. Au-delà de l’expérience journalistique, une série d’échanges et de rencontres qui les marqueront durablement.

Novembre 2016, le Royaume du Maroc accueuillait la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP22. Un an après le Sommet de Paris, unanimement salué comme un évènement historique, la communauté internationale – Etats, entreprises, organisations de la société civile, journalistes – s’était donnée rendez-vous au Maroc pour un « sommet de l’action ». 20000 personnes venues de 197 pays, et parmi elles des jeunes reporters citoyens : 6 jeunes de quartier populaire d’Île-de-France, 6 jeunes marocains, 3 jeunes algériens et 3 jeunes tunisiens.

Comme l’explique Philippe Rio, maire de Grigny en Essonne, partenaire de Reporter-Citoyen depuis 5 ans : « Souvent les inégalités sociales et écologiques vont de pair. Réduire la fracture énergétique et la fracture sociale, c’est un même combat ». Le changement climatique est donc une affaire qui ne doit pas laisser indifférents les quartiers populaires : « Leurs habitants sont les premiers concernés par les pollutions », poursuit-il. Les médias citoyens sont aussi le reflet d’une époque où Internet a bouleversé la donne en permettant aux citoyens, hier cantonnés au rôle de récepteurs, de devenir producteurs d’informations. C’est le sens du travail engagé par Reporter Citoyen (France), Jaridaty (Tunisie), Algérie Focus(Algérie) et Anfass (Maroc) dans leur pays. Et c’est aussi le sens du projet Reporters Transméditerranée qui leur donne régulièrement l’occasion de collaborer pour couvrir des événements internationaux comme la COP22.

« On est au Maroc. On découvre, on vit et on kiffe », résume en quelques mots francs Ndeye Samb M’Boro de Paris. Pendant une dizaine de jours, les reporters citoyens ont sillonné les rues de Marrakech, se sont emparés de la problématique du développement durable pour rédiger des articles ou filmer des reportages, et surtout ont fait de mémorables rencontres. Alexandre n’oubliera pas de si tôt François Paulette, chef amérindien, et Rufino Lim, prêtre sud-coréen, venus défendre la cause du climat. Senem se souviendra longtemps du temps passé avec Abdelkebir, paysan du village de Douar Skoura, à 30 kilomètres de Marrakech, qui l’a initiée aux principes de l’agroécologie.

Mais la rencontre qui les a le plus remués est sûrement celle avec les reporters de l’autre rive de la Méditerranée (Cf. reportage vidéo). Que ce soit dans les moments de joie ou dans des moments plus introspectifs. « Vous avez comme une armure. Ca vous empêche d’être vous-mêmes, leur a plusieurs fois asséné Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algérie Focus. Nous qui venons de pays très compliqués, on ne se dit pas que c’est impossible. Vous avez du talent. Utilisez-le ! » Ou quand la jeunesse maghrébine vient en renfort de la jeunesse de quartier francilienne.

En 2013, déjà dans le cadre de Reporters Transméditerranée, Engueran Dubroca, jeune reporter citoyen de Saint-Denis, avait vécu une expérience similaire avec la Tunisie. Il la résumait ainsi : « En découvrant les cultures différentes, on fait tomber les murs de crainte qui nous cloisonnent. Et en comprenant le monde, on finit par se connaître pleinement ». Quatre ans plus tard, l’énergie est intacte.

Par David Eloy  (Co-Coordinateur de Reporter Citoyen) 
Source de l'article La Telelibre

Mogherini confirme l’engagement de l’Union européenne à accompagner la Tunisie et soutenir sa jeunesse

Tunisian week at the European Parliament

A l’occasion de la Semaine Tunisienne au Parlement Européen, la Haute Représentante de l’Union européenne Federica Mogherini a réaffirmé la volonté de l’Union européenne à soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et à appuyer les efforts du gouvernement pour plus de développement socio-économique, notamment à travers un appui renforcé dans les domaines touchant la jeunesse tels que l'emploi, l'éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes.

« Dès le lendemain de la Révolution de 2011, l’Union européenne s’est engagée à soutenir pleinement la transition entamée par le peuple tunisien, que vous représentez ici aujourd’hui… Nous avons depuis lors décidé, ensemble, de la mise en place d'un partenariat privilégié. Un partenariat continuellement nourri par nos échanges à tous niveaux. » a déclaré Federica Mogherini en ajoutant : « Je souhaite ainsi aujourd'hui réaffirmer notre volonté de continuer à appuyer vos efforts sur les réformes – notamment de l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, pour ne citer que les plus importants. »

Elle a rappelé les actions de l’Union européenne afin de concrétiser ce soutien. « L'Union européenne a adopté à la fin de 2016 une Communication détaillant une série de mesures ambitieuses en appui à la Tunisie, tant sur le plan financier que pratique, et démontrant ainsi la profondeur de notre relation avec la Tunisie. Au travers de ces actions, l’Union européenne répond “présente” pour la Tunisie, toujours. Ainsi, nous nous réjouissons de vos succès, et nous voulons vous soutenir pleinement face aux défis actuels – on le sait très bien, il y en a plusieurs, économiques, sécuritaires, sociaux et régionaux, à partir de la crise en Libye qui nous concerne directement comme Tunisiens, comme Européens, exactement de la même manière. »

La Haute Représentante a également souligné l’importance que l’Union européenne accorde au soutien de la jeunesse tunisienne. « Suite à ma rencontre avec le Président [Béji Caïd Essebsi], lors de ma visite à Tunis le 1 novembre 2016, nous avons lancé le Partenariat Union européenne-Tunisie pour la jeunesse. Et nous sommes prêts à soutenir pleinement la Tunisie dans la préparation et la mise en œuvre d'une stratégie nationale pour la jeunesse … Notre but est de permettre à cette grande richesse -la jeunesse- de fleurir. »

« Nous travaillons maintenant sur un appui renforcé dans les domaines tels que l'emploi, l'éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec la jeunesse tunisienne, et surtout travailler pour ouvrir des canaux de participation active de la jeunesse à la vie sociale et politique du pays, » a-t-elle ajouté.

Pour en savoir plus
Relations entre l’UE et la Tunisie - Fiche d'information
Délégation de l’UE et Tunisie – Site web et page Facebook

Available also in

Une enquête de la Fondation Anna Lindh révèle que la région méditerranéenne est davantage perçue positivement que négativement

Résultat de recherche d'images pour "Fondation Anna Lindh"
Les résultats d'une nouvelle enquête menée par la Fondation Anna Lindh sur les tendances interculturelles dans la région euro-méditerranéenne révèlent que la région n'est pas victime d'un choc des civilisations, comme on l'entend souvent, mais plutôt d'un « choc des ignorances » fondé sur des stéréotypes historiques et la « culturalisation » des conflits repris par certains médias et discours politiques.

L'enquête a cherché à identifier les aspects de la vie considérés comme essentiels par les citoyens de la région euro-méditerranéenne, ainsi que les principales similitudes et différences qu'ils perçoivent entre eux et ceux d'autres pays, cultures et milieux. Le niveau de confiance à l'égard de différents types de médias a également été examiné dans divers pays et groupes d'âge.

Dans le cadre de cette étude, l'institut Ipsos-Mori a interrogé, au cours du second semestre 2016, plus de 13 000 personnes dans 13 pays sur leurs attentes, préoccupations et valeurs. Parmi les pays concernés figurent huit pays de l'UE (Autriche, Croatie, Finlande, France, Italie, Pologne, Portugal et Pays-Bas) et cinq pays du sud et de l'est de la Méditerranée (Algérie, Israël, Jordanie, Palestine et Tunisie).
Anna Lindh Foundation Survey 2017

Les principales conclusions de l'enquête sont les suivantes :
  • Le niveau de tolérance des personnes issues de différents milieux culturels à l'égard de sujets allant du contexte professionnel au mariage dépasse les 60 %.
  • Les principales qualités associées à la région méditerranéenne sont l'histoire commune, le patrimoine commun et le mode de vie commun, en particulier la gastronomie.
  • La migration, l'instabilité et les conflits sont également considérés comme des aspects importants, mais dans une moindre mesure.
  • La presse écrite est la deuxième source d'information (40 %) considérée comme la plus fiable dans les pays européens. En revanche, dans les pays du sud et de l'est de la Méditerranée (PSEM), seules 15 % des personnes interrogées estiment que la presse écrite est une source d'information fiable.
  • 37 % des 15-29 ans dans les PSEM considèrent les médias en ligne et les médias sociaux comme des sources d'information fiables sur les pays européens.
  • 8 personnes interrogées sur 10 pensent que les programmes consacrés à l'éducation et à la jeunesse favorisant les initiatives de dialogue menées par les jeunes seraient « très » ou « relativement » efficaces pour prévenir et gérer les conflits et la radicalisation
  • 92 % des Européens (9 sur 10) et 88 % des citoyens dans les PSEM perçoivent des possibilités de coopération concernant l'entrepreneuriat, l'innovation et l'emploi des jeunes.
L'enquête montre que le degré de méfiance à l'égard des médias est nettement plus marqué parmi les personnes qui tiennent compte des commentaires des médias que parmi celles qui se forgent leurs propres opinions sans l'influence des médias.

Dans ce contexte, la Fondation Anna Lindh lance également un Observatoire des médias, qui lui sera rattaché, et qui examinera comment les médias couvrent les questions relatives aux relations interculturelles et fournira des ressources et des informations objectives pour les journalistes et les médias.

Les principales composantes de cet Observatoire des médias seront notamment :
  • Cartographie des médias et outil de recherche sur les médias ; identification des bonnes pratiques existantes en matière de couverture de l'information dans un contexte interculturel pour alimenter les programmes de formation dédiés aux professionnels des médias
  • Implication des écoles de journalisme dans le dialogue entre médias, la recherche médiatique et l'élaboration des programmes d'études
  • Dialogues entre médias/OSC et création d'un espace libre pour discuter sur un pied d'égalité de sujets sensibles comme la migration, les stéréotypes culturels, la mobilité, la marge de manœuvre limitée de la société civile, la liberté et le professionnalisme des médias (y compris des médias sociaux), le terrorisme et la radicalisation.
  • Mécanisme d'intervention rapide des médias pour réagir aux sujets d'actualité ayant une dimension culturelle via la mise à disposition d'experts pouvant servir de porte-parole et fournir des analyses
  • Dialogues politiques avec les responsables des médias pour engager des représentants influents des médias dans l'analyse des tendances et les implications pour la politique des médias.
Pour en savoir plus
Fondation Anna Lindh – site internet
Fondation Anna Lindh sur Twitter, Facebook, YouTube, Flickr

Available also in

Related project
The Anna Lindh Foundation is an inter-governmental institution bringing together civil society and citizens across the Mediterranean to build trust and improve mutual understandingAlbanie, Algérie,…

Aux lumières de la Méditerranée

Depuis L’Iliade, les poètes et écrivains chantent la Méditerranée dans toutes ses langues. On a besoin de ces voix plurielles, de leur écume, tant on ne saurait réduire ce bassin mythique à une seule définition, à un bloc culturel homogène. Avec des textes de Dominique Fernandez, Serge Joncour, Gilles Lapouge, Jean-Baptiste Del Amo...

Mû par un ancien réflexe éprouvé par la référence prudente aux classiques, à la question « Et pour la Méditerranée ? » on serait tenté de répondre : voyez Ibn Khaldoun, Fernand Braudel et quelques autres. S'ils demeurent indispensables à notre intelligence de ce monde-là, ils ne sont pas exclusifs, car nul mieux que des poètes et des écrivains ne saurait rendre compte de la sensibilité de ceux qui vivent, aiment et meurent autour de cette mer au milieu des terres (mare medi terra) parfois emportés par elle. Qu'ils l'aient appelé la Grande Verte, mer de l'Ouest, mer des Philistins, Mer suprême, Mare nostrum ou Mare internum, ou encore Mer blanche médiane, qu'importe au fond puisque chacun a eu le génie de lui donner par son propre imaginaire, ses couleurs, ses odeurs et ses bruits. Toutes choses qui en font tout sauf un bloc homogène, et l'on serait bien en peine de définir une identité méditerranéenne, sauf à la réduire à la civilisation de l'huile d'olive, son ferment symbolique, et à ne l'appréhender que par les pérégrinations de sa cuisine.

Depuis L'Iliade, ils ont chanté dans toutes ses langues ses villes et ses ports, ses îles et ses villages, renforçant l'idée que la Méditerranée demeurait au coeur mythique de l'Occident. Des contributions que Le Magazine littéraire a sollicitées auprès d'une quinzaine d'écrivains et de celles retrouvées dans une manière de « Bibliothèque idéale méditerranéenne », il émane quelque chose comme une passion amoureuse faite de récits de vie très personnels, de parfums d'enfance, de souvenirs de vacances, de réminiscences de lectures. Un élément les domine tous : la lumière. Une certaine qualité de lumière. Les écrivains et les poètes seront toujours à la peine pour l'évoquer face à un Matisse, à un Marquet, ou à un Nicolas de Staël. C'est pourtant bien elle qui fait le lien, non parce qu'elle est unique et monochrome, mais justement parce qu'elle demeure identifiable entre toutes à travers ses nuances, d'Halicarnasse à Tanger.

Dossier coordonné par Pierre Assouline dans mensuel 580 - Daté juin 2017 
Source de l'article Magazine Littéraire

Projet ERANETMED - Workshop à Tunis sur l’exploitation des énergies renouvelables dans le traitement des eaux

Résultat de recherche d'images pour "Projet ERANETMED - Workshop à Tunis sur l’exploitation des énergies renouvelables dans le traitement des eaux"

Des chercheurs, doctorants, universitaires, ingénieurs et autres représentants de structures de recherche en Tunisie et à l’étranger ont pris part jeudi 18 mai aux travaux du 1er workshop sur les opportunités du couplage eau énergie et son importance dans la résolution de la problématique urgente de la pénurie d’eau en Tunisie.

Jamel Belhaj, professeur universitaire en ingénierie électrique et responsable du projet nexus eau énergie au laboratoire de recherche de l’ENIT (Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis), a souligné l’importance d’exploiter les énergies renouvelables (photovoltaïque et éolienne) dans le dessalement des eaux.

“Etant donné la baisse permanente des énergies conventionnelles, la croissance de la population et la disponibilité de seulement 1% d’eau pure douce buvable alors que 99% des eaux doivent être traitées à faible coût et à faible consommation d’énergie, il convient d’exploiter les énergies renouvelables pour traiter les eaux”, a-t-il expliqué.

L’intervenant a fait remarquer que l’énergie a besoin de l’eau puisque 90% de la production mondiale d’énergie est consommatrice d’eau et l’eau a aussi besoin de l’énergie puisqu’il faut de l’électricité pour le traitement, la production et la distribution de l’eau.

Jamel Belhaj a signalé que les régions tunisiennes sont essentiellement des zones arides ou semi-arides, faisant observer que même le peu de régions humides ayant de l’eau ont des difficultés d’accès à cette ressource vitale.

De son côté, Khalil Lamiri, secrétaire d’Etat chargé à la Recherche scientifique, a mis l’accent sur l’importance du secteur de la recherche scientifique dans la présentation de solutions efficaces et durables à des problèmes majeurs en Tunisie dont le manque de ressources hydriques.

” Environ 85% des ressources en eau sont aujourd’hui exploitées dans le secteur agricole alors que les besoins en eau ne cessent de croître et on devrait d’ici une vingtaine d’années faire baisser ce taux à 50% pour garantir l’approvisionnement régulier en eau dans les hôpitaux, dans les usines et autres “, a-t-il indiqué. Le système de recherche scientifique est appelé à être la locomotive pour faire face à ces défis, a-t-il souligné.

Dans ce contexte, le secrétaire d’Etat a fait savoir qu’un programme de 6 millions de dinars profitera à 200 bénéficiaires et encouragera la mobilité entre les laboratoires de recherche et l’environnement économique.

” Nous réfléchissons également au lancement d’un projet national pour exploiter les énergies renouvelables et les connecter aux régions côtières pour dessaler les eaux “, a-t-il noté soulignant l’importance d’encourager les projets innovants qui seraient, selon lui, la locomotive du développement et de l’investissement.

A noter que le workshop s’inscrit dans le cadre du programme européen ERANETMED dédié à la coordination des efforts de recherche en Méditerranée.

10 projets tunisiens sont en cours d’exécution dans différents laboratoires de recherche et ont été financés à hauteur de 57 mille dinars par l’Union Européenne dans le cadre du projet ERANETMED.

Parmi ces projets la création d’une unité de dessalement des eaux saumâtres à capacité de production 280 litres par heure alimentée par un système hybride photovoltaïque éolien.

Source de l'article Webmanagercenter