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mercredi 28 septembre 2016

Forum international tourisme solidaire et développement durable

       Le tourisme responsable et solidaire, bilan et perspectives »   

  Le FITS à Marseille et en Provence (France), du 3 au 7 octobre 2016,       l’évènement mondial du tourisme responsable et solidaire.    

FITS MED 2010Organisé avec le soutien de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, et le concours de l’Agence des Villes et Territoires Méditerranéens durables (AVITEM), de Marco Polo Echanger Autrement (MPEA) et de l’Association pour un Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), le FITS mondial aura lieu à Marseille et en divers lieux de Provence en 2016. Il aura pour thème : « Le tourisme responsable et solidaire, bilan et perspectives»

Le tourisme solidaire est « un mouvement social qui cherche à maîtriser et à valoriser l’économie touristique au profit des communautés d’accueil et qui s’inscrit dans une démarche de développement territorial » 
(FITS Marseille 2003)

Le Forum International du Tourisme Solidaire et du développement durable (FITS), né en Provence Alpes Côte d’Azur à l’initiative de structures de l’économie sociale et solidaire à vocation touristique, est constitué, en 2014-2016, d’une série d’évènements visant, dans chacun des pays qui les accueillent, à développer les dynamiques du tourisme responsable et solidaire. Le FITS d’envergure mondiale de Marseille, en octobre 2016, en sera l’événement final.

Une double finalité

Après les FITS régionaux d’Amérique latine au Nicaragua (Granada) en septembre 2014 et de la Méditerranée en Tunisie (Tataouine) en octobre 2015, le FITS en France aura une double finalité :
  • Tirer un bilan des avancées du mouvement international en faveur de formes de tourisme plus équitables, plus responsables, plus durables et plus solidaires, capables de valoriser les ressources endogènes, de renforcer la maîtrise des populations sur leur propre territoire, de conserver et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel ;
  • Formuler ensemble des recommandations pour le développement d’un tourisme responsable et solidaire pour la décennie à venir, à destination des gouvernements, des agences internationales, des programmes de coopération bilatérale et multilatérale, des ONG, des médias.
Des objectifs
  • Mettre en commun des réflexions pour tirer un bilan du mouvement en faveur du tourisme responsable et solidaire ;
  • Donner une plus grande visibilité internationale au mouvement ;
  • Favoriser les rencontres entre organisations concernées par le thème afin de faciliter la structuration du secteur touristique alternatif ;
  • Faciliter les échanges de bonnes pratiques en tourisme alternatif entre acteurs locaux des différents pays ;
  • Renforcer les réseaux régionaux du secteur touristique et, plus particulièrement les réseaux qui se réclament de l’économie sociale et solidaire ;
  • Formuler des propositions concrètes pour contribuer à renforcer le développement touristique des territoires fragiles.
Des participants du monde 

Ce forum, temps fort de rencontres et d’échanges internationaux, accueillera en Provence, durant une semaine, des professionnels du tourisme, des représentants des organisations internationales, des gouvernements nationaux et locaux, du monde de la recherche et de l’enseignement, des associations, des médias en provenance des pays de la Méditerranée, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie.

Un programme diversifié
  • Un festival du film du tourisme alternatif et solidaire à destination de la population provençale, dans diverses collectivités de la région ;
  • Des ateliers internationaux de terrain les 3 et 4 octobre dans les parcs naturels des divers départements de la région Provence Alpes Côte d’Azur, pour les experts et invités étrangers ;
  • Un atelier de synthèse du travail de terrain le 5 octobre à l’université d’Aix en Provence ;
  • Le Forum international à la Villa Méditerranée sur le port de Marseille, le 6 et le 7 octobre, temps fort d’échanges entre acteurs internationaux et de formulation de solutions.
Inscrivez-vous : 
Tel : (33) 6 61 84 16 20 / contact@marcopolo.asso.fr
Fiche de présentation

Source de l'article FITS

Petit-déjeuner débat : « L’industrialisation du Nord de l’Afrique (du Maroc à l’Egypte) : quelles conditions pour son accélération ? »

Pendant trois ans, l’IPEMED a organisé les « petits-déjeuners de la Méditerranée » destinés aux membres fondateurs de l’IPEMED, puis plus largement ouvert à la presse et à des acteurs économiques intéressés par la Méditerranée. Il s’agissait de privilégier un éclairage positif sur la Méditerranée de 8h30 à 10h avec 80 personnes.
Fort de cette expérience, nous avons pu retenir un fort intérêt par les thématiques économiques en Méditerranée.
Fort de ce bilan positif, l’IPEMED a souhaité relancer ce rendez-vous en partenariat avec Bpifrance et La Tribune.
Le premier petit-déjeuner de la Méditerranée et de l’Afrique consacré au thème « L’industrialisation du Nord de l’Afrique (du Maroc à l’Egypte) : quelles conditions pour son accélération ? » aura lieu le 4 octobre 2016 avec :
  • Jean-Louis Guigou, président fondateur de l’Ipemed
  • Mounir ABDEL NOUR : Ancien député et secrétaire général du parti libéral et laïque Wafd. Il a été le ministre Egyptien du Tourisme de février 2011 à août 2012, puis de juillet 2013 à septembre 2015, Ministre du Commerce et de l'Industrie.
  • Michel GONNET : Expert Financier Associé à GB2A, il a été Directeur de la Comptabilité Publique de 1995 à 1998 et conseiller technique du Ministre de l’Economie et des Finances. Il fut également le Directeur général adjoint de la CDC.
  • Mohamed ROUIS : Directeur général de Léoni Tunisie.
Source de l'article IPEMED

Plan Maroc vert - La BERD prévoit 120 millions d’euros pour le méga projet hydro-agricole de la plaine du Saïss

La BERD prévoit d’apporter un appui financier au Plan Maroc vert. Selon nos informations, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement envisage d’accorder un prêt souverain de 120 millions d’euros au ministère de l’Agriculture pour renforcer le système et les infrastructures hydro-agricoles de la plaine du Saïss. 

Plan-Maroc-vert.jpg

Plus précisément, les 120 millions d’euros iront au financement de la construction d’une première partie d’un canal de transmission d’eau de 66 kilomètres à partir du futur barrage M’dez à la plaine du Saïss. 

Ce chantier s’inscrit dans le cadre d’un grand projet hydro-agricole d’une enveloppe budgétaire globale de plus de 5,5 milliards de DH (environ 490 millions d’euros) qui prévoit également la construction du barrage M’dez sur l'Oued Sebou en soutien aux agriculteurs de la plaine du Saiss qui s'étend globalement sur 200.000 hectares. Le coup d’envoi des travaux de ce mégaprojet a été donné par le Souverain en janvier 2015 dans la commune rurale de Tazouta relevant de la province de Sefrou.

Situé sur l'oued Sebou, à 58 km au sud-est de la ville de Sefrou, le barrage M'dez mobilise, à lui, seul, des investissements de 1,5 milliard de DH. Il sera fin prêt en 2018 avec pour première mission de capter, dans le cadre de la sauvegarde de la plaine du Saïss, les ressources hydriques des zones excédentaires pour en faire bénéficier celles à potentiel de développement ou qui connaissent un déficit pluviométrique. Ce barrage sera doté d’une capacité de retenue de 700 millions de m3, dont 125 millions programmés annuellement pour l’irrigation. En effet, concernant l’activité agricole plus spécifiquement, le projet de sauvegarde des zones irriguées de la plaine du Saïs porte sur plus de 22.000 hectares et bénéficiera à 4.800 agriculteurs. Il permettra de pallier le déficit des nappes phréatiques, d'améliorer les rendements et les revenus à l'hectare des agriculteurs, et de créer près de 3.000 emplois. Ce projet, qui sera opérationnel en 2019, consistera en l'implantation d'une prise d'eau sur la rive gauche du barrage M'dez, et ce, pour le transfert de la dotation de ces 125 millions de m3 d'eau par an vers la plaine du Saïss, à travers la construction d'un tunnel de 12 km et d'un canal principal (78 km).

La plaine fertile du Saïss, importante zone agricole du Royaume, se trouvera ainsi dotée d'un levier de promotion économique jugée «indéniable» permettant de capter des investissements novateurs et de jouer ainsi un rôle catalyseur de la croissance du secteur agricole. Rappelons, par ailleurs, que les investissements cumulés de la BERD au Maroc ont dépassé la barre du milliard d’euros. Selon ses dernières statistiques, l'institution a investi (engagements) 1,003 milliard d’euros dans 26 projets, depuis septembre 2012, date de démarrage de ses activités au Maroc. Ce qui fait toujours du Royaume le 2e pays bénéficiaire des interventions de la BERD dans la région SEMED (sud et est de la Méditerranée), après l’Égypte. Rappelons que la BERD, qui a été fondée en 1991 pour instaurer une ère nouvelle en Europe centrale et orientale favorisant notamment la transition vers des économies de marché, avait depuis 2012 élargi son activité à la région SEMED qui couvre aujourd’hui 4 pays : Maroc, Égypte, Jordanie et Tunisie.

Par Moncef Ben Hayoun - Source de l'article Le Matin

7ème édition du Salon Méditerranéen du Transport et de la Logistique

Sous l’égide du ministère du Transport, la 7ème édition du Salon Méditerranéen du Transport et de la Logistique sera organisée du 29 septembre au 1er octobre 2016 à Tunis par la SOGEFOIRES et inaugurée par le ministre Anis Ghedira.

Transport développement L'Economiste Maghrébin


Considéré comme l’un des meilleurs événements d’exposition des services relatifs aux transports et à la logistique, ce salon vise à confirmer les acquis du secteur, mettre en évidence les nouvelles orientations et les défis à relever pour la période à venir, afin de réaliser un développement juste, intégral et durable et renforcer les capacités nationales en matière d’infrastructure, d’institutions et de ressources humaines.

Cet évènement est une occasion pour les représentants des entreprises du transport, de la logistique et des services connexes, ainsi que des acteurs du développement économique (collectivités, agences de développement, autorités portuaires…), de venir contribuer à la concrétisation des objectifs et des stratégies de développement élaborés par l’Etat dans le Plan de Développement 2016/2020.

Le secteur est l’élément clé de tout développement économique et social. En Tunisie, il participe à raison de 6% du PIB et assure 120 mille emplois directs, soit 4 % de la population active, sans compter les emplois indirects. Le taux d’investissement dans ce secteur représente 15 % du total des investissements.

Les orientations stratégiques 2016/2020 du secteur s’articulent autour de plusieurs axes, à savoir:
  • Supporter et assister le transport public collectif;
  • Améliorer et développer le transport ferroviaire pour les personnes et les marchandises;
  • Réhabiliter et restructurer les entreprises publiques confrontées à des difficultés financières;
  • Renforcer les infrastructures de transport et le développement de projets en PPP;
  • Promouvoir la qualité des prestations et assurer une sécurité globale;
  • Renforcer l’efficacité du système logistique et transformer la Tunisie en pôle logistique méditerranéen;
  • Adopter un transport intelligent et durable grâce à l’intégration et l’utilisation de nouvelles technologies, ainsi que l’amélioration de l’efficience énergétique.
Par Imen Zine - Source de l'article l’Économiste maghrébin

Promouvoir des politiques en faveur de villes inclusives : Net-Med jeunesse organise un atelier sur la défense des droits des jeunes personnes handicapées au Liban



Dans le cadre de son objectif visant à promouvoir l’inclusion dans les sociétés des pays du sud de la Méditerranée, le projet Net-Med Jeunesse, financé par l’UE, a lancé une nouvelle série de rencontres qui favorisent l’intégration des jeunes handicapés dans la société, avec l’organisation d’un premier atelier au Liban intitulé « Responsabiliser les jeunes et les communautés locales en matière de leadership et de défense des droits des jeunes personnes handicapées (PH). »
 
L’atelier a été conçu comme une plate-forme pour permettre aux jeunes de prendre connaissance et d’examiner les propositions de leurs planificateurs politiques locaux pour rendre l’espace public accessible à tous. « L’inclusion sociale des jeunes handicapés est l’une de nos priorités », explique Mona El Zoghbi, coordinatrice de NET-MED Jeunesse au Liban. 
 
L’atelier a permis aux jeunes de différentes régions du Liban de se rencontrer de manière constructive et de bénéficier d’une formation pour devenir des leaders et des défenseurs des droits des personnes handicapées (notamment les jeunes) dans leurs communautés locales. En outre, les jeunes définiraient les domaines d’action prioritaires qui pourraient être inclus dans le Plan d’action national pour la politique de la jeunesse. Les participants ont examiné la situation actuelle et les différents concepts sans obstacle pour les espaces de vie, en particulier l’approche dite de conception universelle.
 
NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée.
 
L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale. 
 
Pour en savoir plus
NET-MED jeunesse – Fiche
EU Neighbourhood Info Centre - Jeunesse 
 

L’Employabilité dans le secteur culturel et créatif dans les pays arabes méditerranéens : une étude du projet Med Culture se penche sur les cas de la Palestine, de l’Egypte, de la Tunisie et du Maroc


Le projet européen Med Culture a publié une étude thématique portant sur l'employabilité dans les secteurs culturels et créatifs au sein des pays arabes méditerranéens en Palestine, Égypte, Tunisie et Maroc.

L’objectif principal de cette étude est de fournir un cadre conceptuel pour comprendre l’emploi dans les secteurs de l’économie culturelle et créative dans les pays arabes du sud de la Méditerranée, et cela dans quatre pays arabes du sud de la méditerranée: la Palestine, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc.
 
Elle vise à identifier les obstacles majeurs que rencontre la création d’emploi dans ces secteurs, notamment en lien avec les inadéquations entre l’offre de compétence (par les universités et les centres de formation) et la demande de compétence (par le marché de l’emploi). Enfin, elle cherche à savoir dans quelles mesures les politiques de l’emploi et les programmes actifs du marché du travail (Actif Labor Market Policies, ALMP) dans ces pays sont capables de réduire l’inadéquation dans ces secteurs et de soutenir l’employabilité des jeunes.
 
Med Culture est un programme financé par l’Union européenne lancé en Février 2014 pour accompagner la création d’un environnement institutionnel et social propice à la culture en tant que vecteur de la liberté d’expression et du développement durable. Cela se traduira par le renforcement des capacités des secteurs culturels public et privé comme vecteurs de démocratisation, de développement économique et social des sociétés du Sud de la Méditerranée.
 
Med Culture fait partie du programme régional Médias et culture pour le développement dans le sud de la Méditerranée. Il a été affecté d'un budget total de 17 millions d'euros sur une période de quatre ans, dont 9 millions d'euros  pour l'octroi de subventions sur une base de co-financement, et 8 millions d'euros pour un mécanisme de renforcement des capacités des médias (MedMedia) et un mécanisme de renforcement des capacités en matière de culture (MedCulture). 
 
Pour en savoir plus
Med Culture site internet et page Facebook
Média et culture pour le développement dans le Sud de la Méditerranée –fiche projet 
EU Neighbourhood Info Centre - Culture et media

Depuis janvier, les touristes européens boudent le Maroc, les MRE redressent la barre

Pas d'embellie dans le ciel du tourisme au Maroc. Selon les derniers chiffres publiés par l'Observatoire du tourisme, les traditionnels marchés émetteurs de touristes dans le royaume semblent de plus en plus frileux.

BEACH MOROCCO

Les arrivées de touristes en provenance du Royaume-Uni, d'Allemagne, de France et d'Italie ont encore diminué à fin juillet, enregistrant des baisses respectives de 7%, 3%, 2% et 2% par rapport à la même période l'année dernière. Le nombre de touristes espagnols, belges et hollandais a néanmoins connu des légères hausses de 1%, 1% et 2% respectivement.

Les nationaux (et bi-nationaux) sauvent la mise

Au total, le nombre de touristes qui ont visité le Maroc pendant les sept premiers mois de l'année 2016, Marocains résidant à l'étranger (MRE) compris, atteint les 6 millions, soit une légère hausse de 0,1% par rapport aux sept premiers mois de 2015. Dans le détail, le nombre des touristes étrangers à diminué de 4,3% et celui des MRE a augmenté de 4,7%, indique l'Observatoire du tourisme.

En terme de nuitées, les touristes nationaux sauvent la mise. Le nombre de nuitées totales enregistrées dans les établissements d'hébergement touristique classés ont ainsi augmenté de 11,8% pour les résidents, contre une baisse de 3,8% pour les touristes non-résidents soit, au total, une augmentation de 1% par rapport à fin juillet 2015.

Si les touristes non-résidents ont passé moins de nuitées dans le royaume, ils ont dépensé plus que l'année dernière. Durant les sept premiers mois de l'année, ils ont permis de générer 32,8 milliards de dirhams de recettes, contre 31,8 milliards de dirhams en 2015, soit une augmentation de 3,1%.

Baisse de 16% à Fès

Sans grande surprise, les deux pôles touristiques du pays, à savoir Marrakech et Agadir, ont généré à eux seuls 59% des nuitées totales depuis janvier, enregistrant des hausses de 1% chacune, relève l’Observatoire, qui ajoute que les autres destinations ont affiché des résultats contrastés. Fès et Rabat ont ainsi enregistré des baisses respectives de 16% et 3%, alors que Casablanca et Tanger ont connu des hausses de 4% et 14% respectivement.

Durant le seul mois de juillet 2016, le nombre d'arrivées des touristes aux postes frontières a enregistré une hausse de 7% par rapport à celui de 2015 (+2% pour les touristes étrangers et +9,2% pour les MRE).

Pourquoi les chiffres stagnent

Alors que le ministère du Tourisme ambitionnait d'atteindre la barre des 20 millions de touristes par an à l'horizon 2020, ce chiffre semble pour l'heure impossible à atteindre. Si le contexte international difficile est en partie "responsable" de cette stagnation du nombre de touristes dans le royaume, d'autres facteurs entrent en ligne de compte.

Selon Hassan Faouzi, géographe-sociologue spécialiste de la question, "l'émergence de nouveaux pays touristiques et culturels, la forte concurrence de destinations de tourisme de nature, l'offre touristique concentrée sur l’axe Agadir-Marrakech et une promotion qui s’inspire toujours des clichés habituels (le soleil, la mer et la détente)", peuvent expliquer cette baisse du nombre de touristes étrangers.

De même, "des régions touristiques mal identifiées, une offre patrimoniale peu lisible, des dysfonctionnements au niveau des dessertes régionales, un déficit de la communication autour de l’image du Maroc à l’international, le vieillissement d’une partie du parc hôtelier, ou encore l'inadaptation des normes de classement des hôtels à l’évolution des mentalités des nouveaux voyageurs et à leurs besoins" sont des facteurs non négligeables.

Par Anïs Lefébure -  Source de l'article Huffpostmaghreb

L’Afrique est une chance pour la France et pour l’Europe

Comment relancer l’Europe ? Comment redonner aux Français le goût de l’avenir ? Les souverainistes, les populistes et les nationalistes ont peur des migrations massives venant de la Méditerranée et de l’Afrique ; peur pour leur sécurité, peur du terrorisme, peur du chômage, peur du déclassement social, peur du déclin de leur pays, etc. 

Résultat de recherche d'images pour "Afrique Méditerranée"Il est vrai quel’Union européenne, si elle reste unie, pèsera moins de 5 % de la population mondiale en 2050 alors qu’un quart de la population sera africaine.

Entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique, un projet d’alliance géopolitique s’impose, valorisant notre proximité et notre complémentarité et créant ainsi une grande région mondiale, un « quartier d’orange » Nord-Sud ou encore une « verticale », forte de 3 milliards d’hommes en 2040. C’est un projet historique, économique et civilisationnel qui promeut le développement d’une zone de prospérité partagée.

Peser dans la mondialisation

Pourquoi l’Europe doit-elle mettre le « cap au Sud » et se tourner, en priorité, vers la Méditerranée et l’Afrique ?

D’abord parce qu’il faut passer de la peur au projet. Christian Wulff, ex-président de la République fédérale d’Allemagne, a trouvé la formule adéquate : « Si les Européens ne vont pas maintenant vers l’Afrique, c’est l’Afrique qui, dans quelques années, viendra vers l’Europe. »

Ensuite parce qu’il faut accompagner la transition économique et politique des pays méditerranéens et africains. C’est le sens de « L’appel pour une mobilisation internationale en faveur de la Tunisie » , lancé à Paris jeudi 15 septembre, qui consacre l’engagement suivant : « Nous avons […] la responsabilité collective de faire en sorte que cette transition réussisse et de prouver que la coopération économique est la meilleure barrière contre les extrémismes. » Sans doute leur faudra-t-il une génération ? Mais c’est dans ces moments critiques que l’on reconnaît les vrais amis.

Enfin, parce qu’il faut peser dans la mondialisation : face aux grands ensembles existant – l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), le Mercosur en Amérique latine, l’Asean élargie en Asie, la triade en Afrique qui va du Caire à Johannesburg –, seule la grande région Afrique-Méditerranée-Europe constitue l’espace pertinent. Dans cette optique, non seulement l’Europe a besoin de l’Afrique, pour trouver notamment des relais de croissance, mais l’Afrique a besoin de l’Europe. Car, au travers de cette grande région « Afrique-Méditerranée-Europe », il s’agit d’affronter les grands défis du XXIe siècle tels le réchauffement climatique, la transition énergétique, la sécurité alimentaire, etc., selon les principes de solidarité et de complémentarité.

Réponse macro-régionale

Aucun pays, séparément, ne peut apporter de solution. La réponse est difficile au niveau mondial. En revanche, au niveau macro-régional, des régulations peuvent être plus vite décidées. Comment mettre le « cap au sud » ? A minima, il faut s’inspirer des outils mis en place par les Etats-Unis et la Chine vis-à-vis « de leur Sud » et proposer :

1. La création d’une banque intercontinentale, comme l’ont fait les Amériques (la BID) et les pays asiatiques (BAII).

2. La mise en place d’un traité de libre-échange complété par des mesures économiques de convergence institutionnelle (contrôle des banques, fiscalité…). Ces mesures devraient faciliter l’intégration régionale en profondeur, redistribuant l’appareil de production afin de ne pas se limiter à l’échange commercial – trop souvent inégal.

3. La promotion d’un outil paritaire de réflexion et de proposition stratégique. Alors même que les Etats-Unis et la Chine échangent avec « leur Sud » au sein d’institutions dédiées (la Cepalc pour les Amériques et l’ERIA en Asie), véritables creusets politiques et économiques qui assurent le brassage des élites, la promotion des idées nouvelles, et exercent une fonction d’influence politique, il n’existe aucune structure équivalente qui associe les acteurs africains, méditerranéens, et européens. C’est le sens du projet de fondation La Verticale, porté par l’Ipemed.

« Insurrection »

Le contexte est particulièrement favorable pour renforcer l’intégration régionale. Sur le plan économique, la régionalisation de l’économie et la coproduction sont en marche. Sur le plan politique, le coup de frein à une mondialisation non régulée est brutal : du Brexit à Donald Trump aux Etats-Unis en passant par la montée des partis populistes en Europe.

Or l’agenda des chefs d’Etat et de gouvernement met l’Afrique et la Méditerranée au premier plan. En novembre se tiendra le 4e sommet Afrique-Monde arabe à Malabo ; les 5 et 6 décembre se tiendra à Dakar le Forum paix et sécurité ; et en janvier 2017 aura lieu le sommet Afrique-France à Bamako, où Paris doit faire des propositions. En octobre 2017 aura également lieu le cinquième sommet Union européenne-Afrique au Mali. Après la « Trilatérale » qui unit naguère des peuples du Nord (Etats-Unis-Europe-Japon), sachons construire sur ces tendances et inventer la « Verticale » pour unir l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Seul un tel projet d’intégration Nord-Sud, fondé sur un véritable New Deal, peut réduire les peurs des Européens et séduire Méditerranéens et Africains.

Par Jean-Louis Guigou (Directeur de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen - Ipemed ) Source de l'article Le Monde