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mardi 20 juin 2017

Enquêtes sur les migrations internationales des ménages méditerranéens : MEDSTAT IV organise un atelier régional

MEDSTAT IV

Fort des résultats de la phase précédente, le projet MEDSTAT IV financé par l’UE continue de soutenir les pays du sud de la Méditerranée dans le renforcement de leur capacité à mener des enquêtes sur les migrations internationales des ménages méditerranées (HIMS), en se concentrant sur la consolidation des modèles de questionnaires et l’analyse des données disponibles en Égypte. 

Un atelier régional sera organisé du 13 au 15 juillet à Marrakech, au Maroc, afin de discuter des adaptations des différents modèles de questionnaires sur la base de l’expérience des premiers pays participants ainsi que des réunions d’experts organisées au cours des mois précédents.

Lors de cette réunion, les participants commenceront à travailler sur l’ébauche d’un modèle de questionnaire plus léger, susceptible de faciliter la conduite de l’enquête, de cibler la compilation d’indicateurs de migration clés et d’accélérer la publication des résultats.

Certains participants à cet atelier resteront ensuite à Marrakech pour contribuer au programme scientifique du 61e congrès mondial de l’institut international de la statistique (ISI) dont une session spéciale sera consacrée à la présentation du projet MED-HIMS et aux discussions autour des résultats des premières enquêtes.

Le projet MEDSTAT IV fournit expertise et soutien technique en vue de promouvoir l’harmonisation des statistiques, conformément aux normes européennes et internationales dans 6 domaines : les registres du commerce, les échanges et la balance des paiements, l’énergie, le marché du travail, les migrations et le transport. Il fait suite à une phase précédente mise en œuvre au cours de la période 2010-2013.

Pour en savoir plus
Site Internet de MEDSTAT IV

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Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6…

Création d'un forum parlementaire maroco-italien


Le Maroc et l’Italie ont convenu de la création d’un forum parlementaire qui sera un espace privilégié de dialogue et de réflexion sur le renforcement des relations bilatérales. 

Cette annonce a été faite, vendredi à Rabat, lors d'un entretien entre le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, et une importante délégation du Groupe interparlementaire d'amitié Italie- Maroc au Parlement italien, conduite par le député Nicola Ciracì, et composée de députés et sénateurs représentant tous les partis politiques, indiquent les deux parties dans un communiqué conjoint. 
Le Maroc et l’Italie qui ont convenu de renforcer la coopération parlementaire entre les deux institutions législatives des deux pays, se sont mises d’accord sur la tenue au cours de l’année 2018 du premier forum parlementaire Maroc-Italie sous le thème « Le rôle de la diplomatie parlementaire dans la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement dans l’espace méditerranéen», précise le communiqué. 
Au cours de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence de l’ambassadeur de l’Italie au Maroc, Roberto Natali, les deux parties se sont réjouies de l’excellence des relations historiques maroco-italiennes, tout en soulignant leur volonté partagée de les développer davantage dans différents domaines d’intérêt commun. 
Les deux pays qui partagent le bassin méditerranéen sont confrontés aux mêmes problématiques d’immigration illégale, a souligné Habib El Malki, saluant par la même occasion les efforts exemplaires de l’Italie dans la lutte contre le trafic d'êtres humains et l'immigration clandestine, ajoute la même source. 
Le président de la Chambre des représentants a appelé, en outre, à la révision de la politique de voisinage lancée depuis plus de 10 ans, qu’il convient de revoir à la lumière des évolutions récentes, dans le but de mettre en place un partenariat solidaire maroco-européen. 
De leur côté, les membres de la délégation du groupe interparlementaire d'amitié Italie-Maroc au Parlement italien ont salué les efforts du Maroc en matière de prévention de l'extrémisme et de lutte contre le terrorisme, souligne le communiqué, ajoutant qu'ils considèrent le Royaume comme un partenaire privilégié de l’Italie et saluent le rôle de la communauté marocaine établie en Italie dans le développement du pays et dans le renforcement des liens socioculturels entre les deux peuples. 
La délégation parlementaire italienne a été, par ailleurs, reçue le même jour par le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l'étranger, à la Chambre des représentants, Youssef Gharbi. 
Lors de cette entrevue, ce dernier a souligné la nécessité de traiter la problématique d'immigration dans le cadre d'une approche qui accorde la priorité au développement et à l'intégration. 
De leur côté, les deux membres de la commission, Aziza Kechaf et Ibtissam El Azaoui, ont appelé à la consolidation des relations entre les institutions législatives des deux pays, à travers l'échange de visites et des expériences et la défense des intérêts communs, saluant la décision de création d'un forum parlementaire maroco-italien. 
Pour sa part, Nicola Ciraci s'est félicité du niveau de la coopération institutionnelle entre l'Italie et le Maroc et de la sécurité et la stabilité dont jouit le Royaume dans la région, précisant que l'engagement du Maroc en faveur de l'instauration de la sécurité dans la Méditerranée a donné ses fruits, ce qui encourage l'Italie à renforcer la coopération avec ce pays. 
De même, le président de la délégation parlementaire a mis en relief l'importance de consolider la coopération économique, rappelant que plus de 100 conventions de coopération ont été signées entre le Maroc et l'Italie dans les différents domaines. 

Source de l'article Libération Maroc

Les ministres méditerranéens du logement adoptent un agenda urbain commun

Les ministres méditerranéens du logement et du développement urbain veulent renforcer la coopération régionale (photo : UpM)
Les ministres méditerranéens du logement et du développement urbain veulent
 renforcer la coopération régionale (photo : UpM)
La deuxième conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UpM) a débouché sur l'adoption d'un agenda urbain pour renforcer la coopération régionale pour le développement urbain durable. 

Réunis au Caire lundi 22 mai 2017, les ministres méditerranéens du Logement, des Affaires municipales et du Développement urbain ont voulu "apporter des réponses collectives aux défis urgents rencontrés dans les zones urbaines, ces dernières étant les moteurs essentiels de la stabilité et de la prospérité dans la région méditerranéenne", souligne le communiqué publié par l'UpM, mardi 23 mai 2017.

" Tout comme l’UE, l’Union pour la Méditerranée a adopté une feuille de route urbaine concrète et je salue vivement cette démarche. J’espère que vous prendrez pour exemple l’expérience et les meilleures pratiques de l’agenda urbain de l’UE et que vous arriverez à établir des partenariats entre les villes. Ces dernières disposent d’une connaissance unique et font preuve d’un engagement politique dans les questions urbaines essentielles ; avec le soutien des acteurs locaux de la société civile et des entreprises, elles bénéficieront à des millions de personnes vivant dans la région méditerranéenne", commente Corina Creţu, commissaire européenne à la politique régionale, qui co-présidait la conférence avec Walid al-Masri, ministre jordanien des Affaires municipales. 

A l'occasion de cette réunion a été lancé le projet de rénovation urbaine d'Imbaba (quartier du Caire). Labellisé par l'UpM, il va permettre à deux millions d'habitants d'Imbaba et d'al-Warraq de bénéficier de meilleures conditions de vie. Ce projet, d'un montant de 100 M€ (abondés par la Commission européenne et l'Agence française de développement), est prévu en deux phases de 2017 à 2022. 

Lire la suite de l'article ici

Par Frédéric Dubessy - Source de l'article Econostruminfo

Le prix Méditerranée 2017 décerné à Metin Arditi

Metin Arditi
Ersi Sotiropoulos, André Tubeuf et Henri Droguet ont également été honorés.

Le romancier suisse Metin Arditi a reçu, le 7 juin, le prix Méditerranée pour L’enfant qui mesurait le monde (Grasset, 2016 et réédité en poche chez Points le 1er juin 2017).

Dans L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi interroge sur notre rapport au monde à travers l’amitié entre Eliot, un homme vieillissant, et Yannis, un enfant autiste qui passe son temps à faire des calculs. Sur une petite île grecque dévastée par la crise où un projet d’hôtel met la population en émoi, le vieil homme raconte à l’enfant la vie des dieux de la mythologie, leurs passions et leurs forfaits.

L’ouvrage figurait dans la première sélection du Goncourt 2016. Dans son avant-critique publiée dans Livres Hebdo n°1091 du 24 juin 2016, Jean-Claude Perrier qualifiait L’enfant qui mesurait le monde de "superbe roman sensible", rédigé par un auteur qui, "de roman en roman, […] confirme la richesse de son inspiration, la singularité de son talent".

La poétesse et romancière grecque Ersi Sotiropoulos a, quant à elle, reçu le prix Méditerranée étranger pour Ce qui reste de la nuit (Stock), un récit de trois jours de la vie du poète Constantin Cavafy dans le Paris de la fin du XIXe siècle.

"Ersi Sotiropoulos aime les âmes en peine. Celles qui se cherchent dans la nuit de leur vie, comme Eva, l’héroïne de son précédent roman. Cette fois, elle scrute un homme confus qui se confie sur les affres et la passion de la création", écrivait Kerenn Elkaim dans son avant-critique publiée dans Livres Hebdo n°1093 du 19 août 2016. Ce qui reste de la nuit figurait dans la deuxième sélection du Femina 2016, catégorie "romans étrangers".

Dans la catégorie essai, le prix a été attribué à André Tubeuf pour L’Orient derrière soi (Actes Sud), un récit d’apprentissage porté par le motif de l’exil, du départ permanent et de l’absence d’attaches.

"L’Orient derrière soi, titre parfait, est un livre enchanteur, mais grave aussi. Non seulement l’Orient d’André Tubeuf n’existait déjà plus vraiment, "naturellement" pourrait-on dire, mais la folie des hommes est en train de le détruire définitivement", affirmait Jean-Claude Perrier, dans son avant-critique publiée dans Livres Hebdo n°1100 du 7 octobre 2016.

Enfin, Henri Droguet a été primé dans la catégorie poésie pour Désordre du jour (Gallimard).

Fondé en 1985 à Perpignan et organisé par le Centre Méditerranéen de Littérature et ses partenaires (Ville de Perpignan, Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Région Occitanie et la Caisse d'épargne Languedoc-Roussillon), le prix Méditerranée a pour vocation "de valoriser l'espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset, et de reconstruire le récit épique de diversités fondatrices de son identité".

L'année dernière, le prix avait couronné Teresa Cremisi pour La triomphante (Equateurs) tandis que l'écrivain catalan Lluis Llach avait décroché le prix Méditerranée étranger pour Les yeux fardés (Actes Sud).

Source de l'article LivresHebdo

Le HCP élu coprésident du Forum UE-MED

Le HCP copréside une instance euro-méditerranéenne

Le Haut Commissariat au Plan (HCP) a été élu coprésident du Forum des statisticiens euro-méditerranéens (Forum UE-MED) avec la Commission européenne, succédant ainsi à l’Institut national de statistique du Liban.

Cette élection a eu lieu, par acclamation, lors de la sixième réunion du Forum UE-MED tenue les 16 et 17 mai 2017 à Malte et à laquelle ont pris part des représentants de la Commission Européenne (Eurostat et DG Near), les directeurs généraux des Instituts nationaux de statistique (INS) relevant de 9 pays du sud de la Méditerranée ainsi que des représentants des INS de pays européens, indique le HCP. Ce dernier rappelle qu’il assure, depuis 2014, la présidence de trois groupes de travail sectoriels sur sept dans le cadre de la coopération statistique euro-méditerranéenne.

À noter que, selon la même source, que le Forum UE-MED constitue, depuis sa création en 2013, une instance décisionnelle de haut niveau en charge de l’orientation, de l’évaluation et de la validation des programmes d’activité des sept groupes de travail régionaux couvrant les secteurs : Emploi, migration, Transport, Énergie, Répertoire statistique des entreprises, Commerce extérieur et Qualité en plus des activités transversales. 

Source de l'article Le Matin

Les premières familles de réfugiés profitent du plus grand programme d’éducation en situations d’urgence de l’UE en Turquie

Refugee Children

Le plus important programme humanitaire mis en œuvre par l’UE en matière d’éducation en situations d’urgence, qui vise à encourager environ 230 000 enfants réfugiés à retrouver le chemin de l’école en Turquie d’ici la fin de l’année 2017, a versé ses premières aides aux familles de réfugiés. 

Le projet intitulé « Transferts conditionnels en espèces pour les dépenses d’éducation » (TCEE), est doté d’un financement de l’UE dans le cadre de la facilité de l’UE en faveur des réfugiés en Turquie, qui s’élève à 34 millions d’euros. Il effectue des transferts en espèces bimensuels pour les familles de réfugiés dont les enfants fréquentent régulièrement l’école.

Christos Stylianides, commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, qui a assisté à la cérémonie d’inauguration du projet organisée aujourd’hui à Ankara, a déclaré : « Les enfants réfugiés ont survécu à des événements inimaginables pour la plupart d’entre nous. C’est pourquoi l’investissement dans l’éducation est essentiel et prioritaire pour l’Union européenne. Nous voulons aider ces enfants à retrouver un sentiment de normalité et leur offrir une chance pour l’avenir. Je suis fier d’annoncer que le programme est désormais pleinement opérationnel et qu’il a déjà bénéficié aux familles de 56 000 enfants réfugiés. Je remercie l’UNICEF, notre partenaire, ainsi que le Croissant Rouge turc et le gouvernement turc pour leur engagement à nos côtés à faire de l’éducation un droit pour tous. »

Le projet est mis en œuvre en partenariat avec l’UNICEF et son partenaire local, le Croissant Rouge turc, en appui du programme CCTE national du gouvernement turc en place depuis 2003, afin d’atteindre un nombre plus important d’enfants réfugiés.

Le CCTE utilise la même carte de paiement qu’un autre programme d’aide humanitaire financé par l’UE en Turquie, intitulé le filet de sécurité sociale d’urgence (ESSN), qui procède à des transferts d’argent mensuels grâce à une carte de paiement en faveur des réfugiés les plus vulnérables en Turquie. Plus de 600 000 réfugiés reçoivent déjà des versements mensuels dans le cadre du programme ESSN et l’UE espère atteindre 1,3 million de réfugiés d’ici la fin de l’année.

Pour en savoir plus
Facilité de l’UE pour les réfugiés en Turquie : fiche d’information et site Web

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Promouvoir le développement des énergies durables dans les villes méditerranéennes : un projet de l’UE organise une journée d’information CES-MED à Ghardaïa, en Algérie

Cleaner and Energy Saving Mediterranean Cities: EU project to hold Information Day in Ghardaia, Algeria

Dans le cadre de la poursuite des journées d’information destinées aux communes algériennes et organisées durant le dernier trimestre de l’année 2016 à Alger pour la région centre, à Oran pour l’ouest et à Annaba pour la région est, le projet CES-MED, financé par l’UE, organise le 7 juin à Ghardaïa une journée d’information sur la Convention des Maires (CdM) et les nouveaux outils de planification énergétique offerts aux communes (plans d’action en matière de climat et d’énergie durable – PACED) au profit des collectivités locales du sud algérien.

Cette journée, qui regroupera plusieurs collectivités locales des wilayas (gouvernorats) de Ghardaïa, Laghouat et Ouargla, a pour objectif de présenter les derniers résultats du projet CES-MED en Algérie et au niveau régional, de promouvoir la CdM au niveau de ces trois wilayas et de favoriser les ralliements des communes à la Convention. Cette initiative fait suite aux trois actions pilotes menées par le projet avec les communes de Batna, Sidi-Bel-Abbès et Boumerdès (préparation de leurs techniques de l’IRE – inventaire de référence des émissions – et plan d’action en faveur de l’énergie durable – PAED) et vise à engager la préparation de PAEDC en vue d’étudier la faisabilité de l’action de planification énergétique intercommunale en Algérie.

Le projet « Promouvoir le développement des énergies durables dans les villes méditerranéennes » (CES-MED) est une initiative financée par l'UE dont le but est d'assurer la formation et l'assistance technique aux autorités locales et nationales de la région Sud de la Méditerranée, afin de les aider à répondre plus activement aux défis des politiques durables.

Le projet CES-MED apporte son soutien pour s'assurer que les actions proposées concordent avec les objectifs de la Convention des maires : atteindre, voire dépasser, l’objectif européen de réduire de 20 % les émissions de CO2 grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelable.

Pour en savoir plus
CES-MED – site internet

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Soutient les efforts des autorités locales des pays partenaires de l'IEVP-Sud pour répondre plus activement aux défis de la politique durable.Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc,…

En Méditerranée, le thon rouge a repeuplé les pâturages marins

Résultat de recherche d'images pour "thon rouge Méditerranéen"

Après avoir failli disparaître, le thon rouge de Méditerranée a repeuplé la mer à force de quotas et contrôles draconiens, redonnant espoir pour la préservation de cette "vache des mers", menacée dans le monde entier.

Il mange presque tout ce qui passe devant ses mâchoires, peut peser jusqu'à 650 kilos, mesurer plus de 4 mètres de long et pondre des centaines de millions d'oeufs: pourtant, cette force de la nature a failli périr de la surpêche.

"En 2001, nous avons connu une grave crise, le thon rouge (de Méditerranée) était sur le point de disparaître", rappelle à l'AFP Alessandro Buzzi, expert de l'ONG, WWF.

Le stock de reproducteurs était tombé à 150.000 tonnes en 2008. Lors de la dernière évaluation menée en 2013, il était remonté à 585.000 tonnes, et on s'attend à encore mieux cette année.

Alors que l'objectif de rétablissement du stock était fixé à 2022, "les analyses scientifiques montrent qu'on l'aura atteint dès 2018", se félicite auprès de l'AFP Bertrand Wendling, directeur général de Sa.Tho.An, coopérative du port de Sète, alors que la campagne de pêche démarre vendredi (jusqu'au 24 juin).

Ce qu'on appelle thon de la Méditerranée est en réalité une partie du "Thunnus thynnus" ou thon de l'Atlantique, dont la Méditerranée est l'un des principaux bassins de reproduction et donc de pêche.

Une nouvelle évaluation du stock sera menée cet été pour être présentée à l'automne devant la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT).

"Si l'évaluation est positive, ce sera la fin du plan de reconstitution, en gros des mesures d'urgence. Cela ouvrira la voie à un plan de gestion sur le long terme qui fera l'objet de discussions, avant sa mise en place", déclare Alessandro Buzzi.

Mais ce qui pourrait sonner comme une bonne nouvelle réveille aussi de vieilles craintes.

Car la demande mondiale ne faiblit pas. Si le thon des sushis vendus en Europe est généralement de l'albacore, une variété tropicale qui n'est pas du thon rouge, 80 à 90% des thons pris par les gros thoniers senneurs en Méditerranée partent au Japon, où sa chair est très prisée, après avoir été engraissés dans des fermes en Méditerranée.

"Tout le monde saisit l'opportunité de la reconstitution du stock pour demander une hausse du quota", que ce soit l'Espagne, l'Italie ou l'Algérie, selon M. Buzzi.

- Un produit d'exception -

Mais les pêcheurs français ne sont pas sur la même ligne.

"Les pêcheurs demandent à ce que les quotas et les contrôles perdurent", clame M. Wendling, expliquant avoir "extrêmement peur que le dispositif s'assouplisse trop et qu'on retombe dans les excès rencontrés il y a quelques années".

De plus, "nous avons réduit le nombre de navires autorisés à pêcher", souligne-t-il.

Outre les dangers que cela ferait courir à la ressource, il craint une chute des cours, aujourd'hui autour de 10 euros le kilo, contre un à deux euros il y a quelques années.

"Il y a des parties contractantes qui vont dire +le stock va bien, on veut plus de parts de gateau+", explique à l'AFP Tristan Rouyer, chercheur à l'Ifremer, pour qui la pêche méditerranéenne au thon rouge est actuellement "la plus verrouillée au monde", donc la moins sujette à la pêche illégale.

"Il faut s'assurer que d'éventuelles augmentations de quotas bénéficient à ceux qui exploitent cette ressource de manière durable", estime Alessandro Buzzi, pour qui les méthodes d'engraissement du thon dans les fermes, notamment espagnoles, "ne sont pas durables d'un point de vue environnemental".

A l'inverse des Espagnols qui ont moins de bateaux et vivent surtout de l'aquaculture ou des Algériens qui ont des quotas nettement plus petits, les pêcheurs français traitent le thon comme un produit d'exception.

Ils espèrent d'ailleurs obtenir bientôt le label de "première pêcherie de Méditerranée éco-certifiée", qui mettrait en valeur la pêche à l'hameçon. Car, souligne M. Wendling, "on veut pêcher moins, mais vendre mieux".

Source de l'article Sciences et Avenir