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dimanche 28 août 2016

Sciences Po Tunis : Premier Institut d’Etudes Politiques en Tunisie pour former l'élite de demain en partenariat avec Sciences Po Paris

Un partenariat stratégique avec le prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris ' Sciences Po Paris ' a été signé le 11 juillet entre Frédéric Mion Directeur de Sciences Po Paris et Abderraouf Tebourbi Président de l’Université Européenne de Tunis pour renforcer un programme d’élite pour former les décideurs de demain.

Sciences Po Tunis : Premier Institut d’Etudes Politiques en Tunisie pour former l élite de demain en partenariat avec Sciences Po ParisDes Masters et MBA en Sciences Politiques, Affaires Publiques et Relations Internationales en accréditation notamment avec l’EABHES,' l’European Accreditation Board for Higher Education', renforce une reconnaissance des diplômes à l’échelle européenne et internationale.

L’IEP de Tunis joue déjà dans la cour des grands, l’école fait partie du réseau des sciences politiques internationales, membre de l’Association Européenne de la Défense des Droits de l’Homme, membre de l’InternationalAssociation for Schools & Institutes of Administration et partenaire de l’International Commission on Accreditation of Public Administration, du Centre Juridique Africain et de l’Association Européenne de Sociologie. 

Résultat de recherche d'images pour "Sciences Po Paris"L’entrée en scène d’un Institut d’Etudes Politiques à Tunis ouvre une nouvelle ère à la scène politique pour accompagner le processus démocratique en Tunisie, mais aussi aux jeunes étudiants. Des échanges dans le domaine pédagogique, de la recherche et des programmes de mobilité seront mis en place; des étudiants tunisiens auront donc l’opportunité de poursuivre leur troisième année à ' Sciences Po Paris ' et de passer leurs stages à l’échelle internationale; des étudiants de l’école parisienne viendront à Tunis afin de compléter leur formation.

Un échange d’enseignants et enseignants chercheurs renforce la coopération de partenariat avec la prestigieuse école de la rue Saint Guillaume, permettant aussi à des enseignants de 'Sciences Po Paris' d’intervenir à Tunis et donner ainsi la possibilité à nos enseignants d’intervenir à Paris.

« Ce sera une importante expérience pour tous, mais surtout l’occasion de former des jeunes gens capables de gouverner selon les normes et standards des grandes démocraties dans le monde », souligne Abderraouf TEBOURBI fondateur del’Institut d’Etudes Politiques de Tunis et Président de l’Université Européenne. 

L’Université Européenne de Tunis est un groupe d’écoles qui participent activement à l’évolution et la mutation de l’enseignement en Europe et de son développement en Tunisie en partenariat avec l’AEA Europe, l’European Association for International Education, l’European Council for Business Education et l European Bord for Higher Education.

Source de l'article Tuniscope

Pays méditerranéens : La gouvernance des systèmes alimentaires

Les modes de consommation déterminent la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires. Pour les pays méditerranéens, il y a urgence d’adopter des mesures pour évaluer les régimes alimentaires durables dans différentes zones agro-écologiques. 

Résultat de recherche d'images pour "systèmes alimentaires méditerranéen"A ce sujet, Marc Dedeire, maître de conférences en aménagement à l’université Montpellier 3 relève la nécessité de réfléchir à la façon de voir si les modes de consommation se régionalisent ou pas. C’est aussi, aux yeux du spécialiste, l’idée de voir s’il y a un système d’homogénéisation des modes alimentaires, voire un modèle alimentaire globalisé. Mais la question qui requiert davantage l’attention est celle de savoir «si la globalisation à l’échelle mondiale intègre importe la question de l’alimentation». Pour la Méditerranée, M. Dedeire propose de «chercher la façon de régionaliser les modes et modèles alimentaires». Les pays méditerranéens ont-ils les moyens d’aller vers cette «régionalisation alimentaire»? Le spécialiste cite, d’abord, l’existence des modes alimentaires, comme la «diète méditerranéenne».

En s’appuyant sur ce modèle, «on devrait promouvoir des actions intersectorielles innovantes pour contrer la dégradation des écosystèmes, la perte de biodiversité et la simplification des régimes alimentaires à travers l’amélioration des pratiques alimentaires durables». Les pays concernés sont appelés à «préserver cet acquis et mettre en avant cette particularité en intégrant une dimension de durabilité au point de pouvoir mieux gouverner cette région au niveau des modes de consommation alimentaires». M. Dedeire pense beaucoup à «l’intérêt d’un mode alimentaire régionalisé à l’échelle des grandes régions, pas forcément au niveau de chaque pays». 

Si, comme le proverbe le dit, «nous sommes ce que nous mangeons», alors nous devons aussi manger en respectant ce que nous sommes. D’autre part, le spécialiste dira que la question de la Méditerranée est importante parce qu’on a affaire à un territoire qui est «très homogène sur le plan climatique et agronomique». L’idée étant de pouvoir développer des stratégies de développement agricole et rural cohérentes à l’échelle du bassin méditerranéen. «Il sera également question d’imaginer un modèle de labellisation qui puisse convenir à tous les pays et de pouvoir, collectivement, faire connaître les produits de région à travers toute l’Europe, mais aussi à travers le monde», a ajouté M. Dedeire. 

D’autres spécialistes diagnostiquent que «réformer» l'agriculture sur des bases plus écologiques et plus directement nourricières ne suffira pas si le secteur agroalimentaire n'adopte pas une obligation de qualité nutritionnelle. Une prise de conscience nouvelle à l'instar des questions écologiques peut finir par faire évoluer le système alimentaire dominant. A l’avenir, les enjeux d'un changement vers un mode alimentaire plus durable peuvent être compris et acceptés par nombre de citoyens, incités à faire de nouveaux choix pour leur santé, mais aussi pour soutenir une gestion plus sociale et écologique de l'alimentation. Poser la question de la durabilité des systèmes alimentaires des territoires méditerranéens c’est reconnaître que la manière dont les citoyens s’organisent, dans l’espace et dans le temps, pour obtenir et consommer leur nourriture, pose à l’heure actuelle de redoutables problèmes sociaux, environnementaux et économiques.

D’où l’urgence de repenser la gouvernance des systèmes alimentaires de la région, de la territorialiser. Et l’espace méditerranéen en a tous les atouts.

Par Fouad Irnatene - Source de l'article Elmoudjahid

Destins croisés de femmes méditerranéennes

Alors qu'en Algérie, les femmes souffrent encore du harcèlement de rue dont certains se rendent les fiers auteurs, la France surprend voire choque, par les récentes polémique sur le burkini, et plus récemment, sur le sort réservé aux femmes voilées. En Algérie, comme en France, la femme est dans une situation peu enviable, au centre de revendications pseudo-politiques et identitaires.

Destins croisés de femmes méditerranéennes
Pablo Picasso, Les femmes d'Alger. San Francisco Museum of Art.
Alger le 23 août 2016

Une vidéo – une de plus – montre une fille marchant dans les rues d’Alger. T-shirt rose, pantalon noir et bottes, une tenue somme toute classique. Pourtant l’espace de quelques centaines de mètres durant lesquels elle se meut dans la capitale algérienne, les quolibets ne cessent pas. Les hommes les plus polis resteront sur des «charmante» et «belle» au ton bien narquois, mais la majorité usera de termes qu’il est préférable de taire pour l’intégrité de tous. 
Cette vidéo ne m’a rien appris de nouveau, elle m’a simplement rappelé à ma rage à chaque fois que je pense à ce genre de scènes qui sont devenues monnaie courante dans mon pays, et dont personne ne s’offusque plus. Un jour, je me souviens de ce chauffeur de taxi qui me disait qu’ «après tout, faut pas être naïf, si elles s’habillent comme ça, c’est bien pour nous aguicher. Au fond, on ne fait que leur donner ce qu’elles veulent». Sombre idiot.

Une jeune fille habillée à l’européenne côtoie
une femme portant le voile dans une rue d’Alger.
C’était en octobre 1971. AFP
J’ai pensé tourner cette chronique à la troisième personne, en me mettant à la place de cette jeune fille et puis j’y ai renoncé. Pourquoi ? Parce que, malgré toute ma compassion, toute mon imagination, je ne suis simplement pas une femme. Je peux passer des heures à imaginer ce que ça fait de se faire harceler à longueur de journée, je ne le saurai purement et simplement jamais. 
Ça n’empêche pas de témoigner mon dégoût face à cette frange de la population beaucoup trop tiraillée entre le patriarcat traditionnel, et l’émancipation contre vents et marées que la femme algérienne mène avec abnégation. Est-ce à ce point menaçant de voir une femme mener sa vie comme elle l’entend ? Ça me dépasse. J’ai beau essayé de comprendre les motivations de cette partie de la gente masculine, en vain. En passant, merci à ces énergumènes pour la réputation que nous, hommes algériens, nous trainons. Les filles, au nom de tous ceux qui s’identifieront à ces mots, ceux qui sont de votre côté, pardon ! Ça ne change pas grand-chose à votre calvaire quotidien, mais sachez que oui, il existe des hommes qui sont de votre côté.

Je vous promets qu’un jour, on fera en sorte que vous arrêtiez de terminer vos journées par vous dire : « qu’est ce qui m’a pris de porter ça ? Serais-je un jour tranquille dans mon propre pays ? ».

Voir la vidéo d’Amina Zoubir, plasticienne algérienne, sur la place de la femme à Alger : Prends ta place

Paris, le 24 août 2016

De l’autre côté, c’est atterré que je vois la frénésie médiatique autour du burkini et du voile. Tout commence quand un maire de la côte d’Azur décide d’interdire les burkinis sur les plages. Je ne vais pas définir ce que ce vêtement est, je pense que la presse l’a assez fait. Les uns s’écriaient qu’il s’agissait d’une atteinte injustifiée et injustifiable à la liberté, pendant que d’autres clamaient à haut poumons que le burkini banni, c’était la laicité qui sort vainqueur. Elle a bon dos la laicité, à tel point qu’hier, des policiers décidaient de virer d’une place une femme portant un simple voile. Evidemment, vous comprenez bien. Le burkini était attentatoire aux valeurs de la République en ce sens qu’il était un outil de répression de la femme, il n’est pas en adéquation avec la vision de l’égalité homme-femme que la République se fait. La République a aussi bon dos soi dit en passant.

Pas une seconde on pourrait potentiellement penser que peut-être, il existe une infime chance que, hypothétiquement, cette femme voilée ou parée de son burkini, le fait en connaissance de cause, et en totale indépendance ; qu’elle n’est pas influencée ou forcée par un grand méchant mâle derrière, n’en déplaise à mes copines Marine et Nadine. Trop difficile à concevoir une liberté qui va dans deux sens, et surtout pas dans le sens que nos biais culturels et civilisationnels n’arrivent pas à saisir, je sais.

Mes pensées vont à cette femme qui hésite de sortir de chez elle parce qu’elle se dit : « avec mon voile, je m’expose aux regards de travers, aux sourires en coin, alors que je n’ai rien demandé à personne. A quand la tranquillité ».

Partout et nulle part , en toute heure

La situation est des plus ironiques. Pendant qu’au Sud de la Méditerranée, on cherche à vêtir à tout prix la femme au nom de valeurs traditionnelles sorties de je ne sais où, si ce n’est de la frustration des uns, et de l’instrumentalisation populiste que d’autres en font. Il faut bien surfer sur les vagues, de préférence en burkini du coup ; à moins qu’on se trouve au Nord de la Méditerranée. Alors là, au nom d’une autre tradition, la noble, belle, révolutionnaire et inébranlable tradition laïque à laquelle on aime faire tout et rien dire – je radote, je sais, c’est à dessein – on préfère dévêtir la femme, parce qu’il écrit quelque part, je suppose, qu’elle est forcément plus libre en bikini qu’en burkini.

Vêtir pour dominer, dévêtir pour «libérer» de force ; voilà les débats stériles auxquels l’Algérie et la France sont soumis dans une espèce de chassé-croisé qu’aucune de ces deux Nations ne mérite, tellement des sujets plus importants méritent qu’on s’y attardent.

Pour le reste, je pense me faire l’écho d’une écrasante majorité de femmes, en disant aux uns et autres : arrêtez de cristalliser vos crispations identitaires et vos peurs qui sont de natures multiples, autour du corps féminin. Les femmes n’ont besoin de personne pour leur dire à quelle hauteur doit s’arrêter une jupe décente, à quelle épaisseur de tissu le jean slim d’une fille respectable doit se limiter, ou encore quel largeur doit avoir son t-shirt pour ne pas attiser les convoitises, combien de centimètres de cheveux doivent dépasser du voile pour que cela n’heurte pas la République, ni quelle tenue est adéquate pour aller se baigner sur une plage publique. Faites juste en sorte, de part et d’autre de la Méditerranée, qu’elles puissent s’habiller comme elles l’entendent, sans qu’aucune tenue ne tourne au débat brûlant national de l’été. Là serait là réelle victoire, la réelle avancée.

Le reste, elles s’en chargent.

Par Amarane Medjani - Source de l'article Libération

Tunisie: Première édition du Festival des Récits de la mer à Haouaria

La première édition du Festival des Récits de la mer qui se tiendra du 1er au 4 septembre 2016 à la ville de Haouaria, située à l’extrême pointe du Cap Bon, sera axée sur le cinéma et les arts visuels au service du développement durable, selon le site du festival.

Pecheurs

Le Festival des Récits de la Mer est organisé à l’instigation des Caravanes Documentaires, en partenariat avec l’Association OSIRIS, l’Association Forum Hermaea – El Haouaria, le Groupe d’Etudes et d’Explorations Subaquatiques (GEXS), l’Association des Amis des Oiseaux du Cap Bon, l’Association Tunisienne d’Anthropologie Sociale et Culturelle, et l’Association In’Art – Les artistes de Hammamet et leurs amis et Villa Zembra – El Haouaria.

L’association française “Film, Recherche, développement durable (FReDD) sera présente à l’ouverture du festival par un film primé du festival FReDD-2016: “La Buena Vida” du réalisateur chilien Andrés Wood. La clôture du festival verra la présentation d’un spectacle stambeli “Lasmar tounsi” de Mounir Ergui. Parmi les invités du festival la soprano tunisienne Alia Sellami, invitée d’honneur, et le plasticien irakien résidant en Tunisie, Samir Majid Bayati, connu pour ses oeuvres sur la mer.

Le festival a également prévu l’organisation d’une exposition documentaire sur la pêche du thon à Sidi Daouad, comportant des photographies inédites datant de 1907 réalisées par le pionnier des cinéastes disparu, Albert Samama-Chikli (1872-1934).

“Dans un esprit participatif, Le Festival des Récits de la Mer ouvre un vaste débat pluridisciplinaire proposant, en plus des films, des animations, des expositions, des conférences et des ateliers de production, reliés par une thématique commune: le développement durable des mers et océans”, lit-on sur le site L’Initiative des Détroits d’Europe (European Straits Initiative ESI), partenaire de cet évènement.


ESI est un organisme européen lancé en 2009 et qui oeuvre à mettre en réseau des collectivités géographiquement similaires et à la sensibilisation quant à l’importance “des enjeux économiques, environnementaux, sociaux et humains des détroits, véritables traits d’union entre les arrière-pays et les territoires extérieurs mais aussi des laboratoires de mise en œuvre d’une politique maritime intégrée”.

Répondant à trois nécessités, ce festival de films maritimes dans un village de marins vise à se mettre à l’écoute des premiers concernés, à savoir les travailleurs en milieu halieute, réfléchir à un niveau local pour promouvoir des modalités spécifiques face aux menaces écologiques et économiques, créer un espace de dialogue favorisant une meilleure appréhension des problèmes.

Le Festival des Récits de Mer a pour objectif de consolider le lien intergénérationnel, réparer le lien social et construire le lien entre les rives de la Méditerranée, avec l’ambition de propager et ancrer des valeurs citoyennes et des comportements responsables vis-à-vis de la mer nourricière.

L’approche anthropologique du festival, plaçant la culture au centre des questions de notre temps, remonte aux origines des mythes et des représentations qui nourrissent l’imaginaire collectif des pêcheurs, principaux acteurs de ce festival.

Les grandes lignes de ce festival seront dévoilées, vendredi 19 août 2016, à 19h00, au cours d’un point de presse, à Villa Sébastien, au Centre Culturel International de Hammamet. La soirée sera animée par un concert de Abdelkarim Shabou.

Source de l'article Directinfo

Algérie: Appel à propositions pour soutenir la jeunesse



Trois appels à propositions ont été lancés pour soutenir la jeunesse en Algérie dans le cadre du Programme d’Appui Jeunesse Emploi PAJE financé par l’Union européenne.
 
L’objectif de PAJE est de soutenir les réformes et l’action du gouvernement algérien dans sa politique nationale en direction de la jeunesse. Il prévoit de financer des projets associatifs s’inscrivant dans les objectifs du programme, en direction des jeunes et en partenariat avec les institutions dans les wilayas pilotes de Annaba, Béchar, Khenchela et Oran.
 
Handicap International, l’Organisation Internationale du Travail et le GRDR (groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural) ont signé un contrat avec le Ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité Sociale et vont à leur tour subventionner des associations à travers des appels à propositions aux procédures plus souples.
Les lignes directrices à l’intention des associations sont téléchargeables ici
 
Pour en savoir plus
PAJE - présentation
Délégation de l’UE en Algérie – site web
EU Neighbourhood Info Centre – Algérie

Égypte : des experts de l’UE partagent leur expérience avec des membres du personnel de la justice



Dans le cadre du projet « Soutien à la modernisation de l’administration de la justice » (SMAJ), financé par l’UE, des experts européens ont partagé leur expérience avec les membres du Centre national égyptien pour les études judiciaires (NCJS) et du Centre d’information judiciaire (JIC).
 
Au cours d’un atelier organisé dans les locaux du NCJS, les experts ont discuté du renforcement des capacités d’apprentissage en ligne et de sa mise en œuvre en Égypte. Deux experts, représentant les écoles nationales française et espagnole de magistrats, ont présenté en détail l’approche stratégique en ligne adoptée par leur pays respectif. Le public a ensuite contribué activement à la définition de domaines/cours provisoires pour les programmes de formation initiale et continue qui pourraient être dispensés en ligne.
 
L’UE a alloué neuf millions d’euros au projet SMAJ qui vise à soutenir le ministère égyptien de la Justice et les organismes institutionnels connexes. Le projet, qui durera jusqu’en décembre 2018, continue de soutenir le renforcement des capacités d’apprentissage en ligne en Égypte. D’autres activités, notamment de nouveaux ateliers fondés sur l’échange de connaissances et de savoir-faire de pair à pair, sont prévues dans les prochains mois. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 

L'UE entretient des relations régulières avec Euromed dont des membres présents en Algérie

La Vice-présidente de la Commission européenne et Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Fédérica Moghreni, a affirmé que le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et la Délégation de l'UE en Algérie entretiennent des relations régulières avec le Réseau Euromed des Droits de l'homme et plus particulièrement avec certains de ses membres présents en Algérie.

L'UE entretient des relations régulières avec Euromed dont des membres présents en AlgérieLa déclaration de Mme Moghreni intervient en réponse a des eurodéputés qui soulevaient des difficultés administratives et lenteurs bureaucratiques pour l'accès du Réseau euro-méditerranéen des Droits de l'homme au territoire algérien.

"Le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et la Délégation de l'UE en Algérie entretiennent des relations régulières avec le Réseau Euromed des Droits de l'homme et plus particulièrement avec certains de ces membres présents en Algérie. Jusqu'à présent, le Réseau n'a pas porté à l'attention ni du SEAE ni de la Délégation de l'UE les difficultés mentionnées dans la question" a précisé Mme Moghreni.

Le REMDH, qui représente plus de 80 organisations de défense des Droits de l'homme dans 30 pays de la région euro-méditerranéenne, a publié le 23 mai dernier un communiqué sur son site, dans lequel "il regrette de ne pas avoir pu accéder aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie".

Source de l'article APS

Rencontres Medinea : Dense réflexion sur art et lien social en Méditerranée

En ces temps troublés où des forces sont à l’œuvre pour tuer, diviser, monter les gens les uns contre les autres, il est des rencontres précieuses, qui donnent du souffle et du sens. Les Rencontres Medinea qui viennent de se dérouler à la Villa Méditerranée en font partie. Ouvertes au public, elles ont réuni des professionnels du monde de la culture et des artistes pour un échange sur la création en Méditerranée (et au-delà).

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© Salam Yousry - « Mashrua chorale »
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Bernard Foccroulle, directeur général du Festival d’Aix-en-Provence qui coordonne le réseau Medinea (Photo Robert Poulain)
Elles avaient cette année pour thématique « Art et lien social en Méditerranée » avec un focus sur le rapport entre art et espace public, pratique chorale et création de lien social notamment dans des contextes où l’expression artistique dans l’espace publique ou la prise de parole collective deviennent des actes de résistance ? Comment la pratique artistique consolide les liens sociaux et crée un sentiment d’appartenance à la communauté ? Un grand moment de partage, de gai savoir face à l’obscurantisme.
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Pierre Sauvageot, Lieux Publics (France) - Jan Goossens, Festival de Marseille (France/Belgique) - Sofiane Ouissi Festival Dream City (Tunisie)
Bernard Foccroulle, directeur général du Festival d’Aix-en-Provence, rappelle que la question de l’artiste a évolué suivant les époques, expliquant qu’il peut être, suivant les moments, l’expression du groupe ou avoir une position plus individuelle. « Lors des dix derniers siècles l’évolution du statut a été forte en Europe. Au XIIe puis au XIIIe nous sommes dans une notion de communauté, de ville ». Expliquant notamment : « L’apparition du troubadour n’est rendue possible que par l’Andalousie des trois religions qui construit pas à pas la modernité européenne ». « Des formes d’expériences individuelle, poursuit-il, en peinture, en littérature, en musique et en opéra se font jour, elles ne peuvent exister que par l’incarnation du “Je”. Le rôle de l’artiste est essentiel, la relation au groupe est permanente. » Elle devient plus tendue avec le romantisme. « On assiste à un positionnement de rébellion contre la société, l’entourage, contre l’oppression du corps social. Nous sommes encore héritiers de ces valeurs alors que le monde a changé », avance Bernard Foccroulle qui n’omet pas d’évoquer la naissance d’un autre mouvement, fin XIXe, début XXe : « Une avant-garde se crée. Le dialogue avec le corps social est de plus en plus complexe dont une partie de plus en plus réduite va suivre. Héritiers du romantisme et des avant-gardistes les artistes doivent réfléchir à un positionnement pertinent face à la société ».

« Les institutions mises en place au XXe siècle ne sont pas pensées pour nos sociétés d’aujourd’hui »

Puis de poser la question de l’institution culturelle qui a un rapport, à la fois, à la création, aux créateurs et au public. Considérant : « Les institutions mises en place au XXe siècle ne sont pas pensées pour nos sociétés d’aujourd’hui. Comment une institution fait-elle face aux fractures sociales, entre les générations et les différences culturelles ? Quel miroir de la société renvoient-elles ? Est-ce qu’elles renvoient une image correcte, dynamique de la métropole, permettant aux populations de s’y reconnaître et de s’en emparer ? J’ai un doute. La réalité évolue beaucoup plus vite que notre réaction ». « Il y 25 ans, ajoute-t-il, j’ai participé à la création de l’association Culture et Démocratie à Bruxelles. La question du lien ne se posait alors pas, il s’agissait de savoir comment un allait être utile à l’autre... Mais aujourd’hui, 25 ans plus tard, c’est la culture et la démocratie qui sont en question ». Puis d’en venir à l’année 2013, capitale européenne de la culture : « ce fut une année forte, précédée par des mouvements forts de synergie mais 2014 et 2015 n’ont pas vu une consolidation de cette dynamique. Il faut s’emparer de ce dossier sous peine de voir les clivages s’agrandir, d’assister à la montée de l’extrême-droite et du fanatisme. Nous devons réfléchir à la manière de mieux travailler les transversalités ». Et Bernard Foccroulle de juger : « la manière dont à Tunis, Ankara, Tanger, la question se pose peut être différente dans la forme mais sur le fond pas très différente avec ce qui se passe ici ».

« le problème n’est pas là-bas, il n’est pas ici, nous sommes interdépendants, il est partout »

Selon Sofiane Ouissi, Festival Dream City (Tunisie), « pour se réapproprier l’espace public il n’y a pas mieux que l’art ». Et il ne s’agit pas de simples mots, le concept « Dream City » voit le jour en novembre 2007 et se poursuit en 2010, 2012, 2013 et 2015. Il s’inscrit dans le milieu artistique tunisien comme un acte de défi autour d’une esthétique contemporaine. Ce projet entend s’émanciper de la forme traditionnelle de festival et de la seule monstration d’œuvres pré-existantes. Conçu comme un espace de libre expression et de libre circulation, Dream City encourage les artistes à expérimenter plus de sociabilité et de citoyenneté en créant dans un rapport de proximité avec le territoire (création in situ) et les populations. Il instaure des modes de relations inédits avec la population en l’impliquant, directement ou indirectement, dans les processus de création. Et Sofiane Ouissi de lancer, en écho aux propos de Bernard Foccroulle : « Le problème n’est pas là-bas, il n’est pas ici, nous sommes interdépendants, il est partout ». Pour Pierre Sauvageot, Lieux Publics, « on parle beaucoup d’espace public mais on n’y fait rien. La volonté du monde de la culture existe, mais elle se heurte tout de suite à des blocages. Au-delà, nous sommes confrontés à une forte demande de consensus sur l’espace public, et c’est fondamental de faire ensemble, mais, dans le même temps, j’ai la certitude que nous sommes là pour faire dissensus ». Jan Goossens, Festival de Marseille(France/Belgique), ancien responsable du KBS à Bruxelles. « Le festival de Marseille est un festival de danse exigeant. Mais comment faire dialoguer cet outil avec une ville dans laquelle le monde entier est présent ? Mon ambition est de réduire le décalage entre la ville et le festival ». Dans ce cadre, il considère que « les questions critiques de Dream City doivent énormément apprendre à l’Europe ». Sofiane Ouissi préconisant : « les politiques devraient faire confiance aux intervenants qui vivent, travaillent dans l’espace public, avec la population car il n’y a rien de mieux que l’art pour approcher les publics dans toute leur diversité ».
Depuis 2010, Salam Yousry (The Choir Project-Égypte) popularise les chorales des complaintes dans le monde arabe et au-delà, il présente une vidéo où, dans diverses villes du monde, des chorales naissent, proposent leur mélodie, leur texte et, partout, de l’harmonie, de la joie. Il invite ensuite le public à créer son propre chant choral, en laissant l’initiative à la salle, c’est d’abord le boléro de Ravel qui s’élève. « C’est bien mais créez votre mélodie, ne réfléchissez pas, chantez » et une mélodie voit le jour. « Il faut un texte maintenant, donnez moi des mots, des idées ». Et du public de fuser :« Marseille, Méditerranée, la belle, la cruelle, ville libre, la rebelle ». Des phrases se construisent et c’est un moment de partage.

« Une Nation qui sait chanter est une Nation heureuse »

Kathryn Mcdowell apprécie tout particulièrement cette expérience, elle qui dirige le London Symphony Orchestra : « Plus que jamais nous avons besoin de l’art pour bâtir des ponts au-dessus des frontières. Or, le chant, et nous venons de le prouver, est une des façons les plus simples de construire du lien social. D’autant que le chant ne coûte rien et il n’est pas besoin de prendre des cours ». « En Grande Bretagne, précise-t-elle, nous réalisons maintenant toute l’importance du chant. Il était devenu désuet, on ne le pratiquait plus à l’école jusqu’en 2011 où, le gouvernement a demandé que les enfants de tous les milieux sociaux aient la possibilité de chanter et nous avons remis le pays en chanson ». Elle cite alors Nelson Mandela : « Une Nation qui sait chanter est une Nation heureuse ». « Le chant, poursuit-elle, crée le partage dont nous avons tant besoin aujourd’hui ». Un propos nourri de son expérience : « J’ai passé un an dans un camp de réfugiés à Vienne en tant que professeur de sport. Un jour, j’ai eu peur que les gens s’entretuent, un chant est parti, et j’ai pu mesurer que des gens différents, qui n’ont pas envie de partager leur histoire, peuvent se retrouver dans le chant ». Salam Yousry reprend : « mon principe est de créer sans leader, sur la base de l’échange, de la réciprocité. J’étais étudiant en peinture mais j’ai eu envie de découvrir un autre médium, j’ai alors écrit une pièce de théâtre, puis une autre... Mais, j’ai découvert que le théâtre n’est pas un vrai collectif. Je considère que lorsque la production, les décisions sont partagées, le projet est plus stable, plus durable. Je voulais prouver qu’un groupe peut fonctionner sans leader ». 
Emmanuelle Taurines, Festival d’Aix-en-Provence / Service Socio-artistique évoque le réseau Medinea (Mediterranean Incubator of Emerging Artists) qui, en 2016 accompagne deux projets portés par deux ensembles. Des sessions de formation ont lieu en Égypte, en Espagne et en France. Les deux ensembles ont bénéficié tout au long de l’année de l’encadrement pédagogique et artistique du compositeur Fabrizio Cassol, auprès de qui les musiciens en formation ont étudié en juillet 2015 lors de la session de création interculturelle de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Ils sont également encadrés par Ahmed el Maghraby, responsable artistique du Makan Center for Culture and Arts du Caire, et par Brian Cole, responsable académique de Berklee College of Music à Valencia. A Aix-en-Provence, dans le cadre des sessions de formation de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, les deux groupes ont bénéficié de l’encadrement du chef de chœur Philippe Franceschi et de la chorégraphe Léa Canu-Ginoux, avec lesquels ils ont conçu un projet de médiation. Ils ont également suivi des ateliers de formation animés par Christiane Louis, responsable du programme de formation « Développer sa carrière » à la Philharmonie de Paris, qui leur fournit des outils pour élaborer leurs stratégies de diffusion. A l’issu de ces sessions de formation, les deux ensembles ont proposé une restitution publique de leur travail. Ils se produisent ensuite en tournée dans plusieurs pays méditerranéens, développant également un projet de médiation dans chaque pays. Elle considère : « Nous réfléchissons au partage, à la transmission à des publics différents ». Philippe Franceschi en vient au travail accompli : « parfois les musiciens veulent un accord et nous avons toujours à trouver une réponse, à faire quelque chose de beau et chacun a pris ce qu’il fallait prendre ». 
Emmanuelle Taurines reprend : « Ce groupe est un concentré de notre société dans sa diversité, de milieux sociaux, de valeurs, d’âges... Il n’y a plus beaucoup d’endroits qui permettent de telles rencontres, tout cela au sein d’une institution artistique qui a son exigence ». 

Par Michel CAIRE - Source de l'article Destimed